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« L'avenir n'est plus ce qu'il était » [Paul Valéry]



Le management à la française

Deux entreprises, dont une française, décident de faire une course d'aviron dans le but de montrer leur savoir-faire dans le domaine de la "galvanisation" des troupes…



Le management à la française
Les deux équipes s'entraînent dur.

Lors de la première épreuve, Les Étrangers : 1 barreur et 9 rameurs, gagnent avec plus d'un kilomètre d'avance ! Les Français sont très affectés.

Le management français se réunit pour chercher la cause de l'échec : Une équipe d'audits constituée de seniors managers est désignée. Après enquête, ils constatent que l'équipe française, qui est constituée de dix personnes, n'a qu'un rameur, alors que l'équipe étrangère comporte un barreur et neuf rameurs.

La direction française décide de faire appel au service de consultants internes. Leur avis, entouré de précautions oratoires, préconise l'augmentation du nombre de rameurs.
Après réflexion, la direction décide de procéder à une réorganisation.

Elle décide de créer un manuel qualité, des procédures d'application, des documents de suivi. Une nouvelle stratégie est établie, fondée sur une forte synergie. Elle doit améliorer le rendement et la productivité grâce à des modifications structurelles. On parle même de zéro défaut dans tous les repas et de brainstorming.

La nouvelle équipe constituée comprend maintenant :

1 directeur général d'aviron

1 directeur adjoint d'aviron

1 manager d'aviron

1 ingénieur qualité d'aviron

1 consultant de gestion d'aviron

1 contrôleur de gestion d'aviron

1 chargé de communication d'aviron

1 coordinateur d'aviron

1 barreur

1 rameur

La course à lieu les Français en 2 km de retard !

Humiliée, la direction prend des décisions rapides et courageuses

Elle licencie le rameur n'ayant pas atteint ses objectifs, vend le bateau et annule tout investissement.

Avec l'argent économisé, elle récompense les managers et superviseurs en leur donnant une prime, augmente les salaires des directeurs et s'octroie une indemnité exceptionnelle de fin de mission.


C'est une blague ? Pas du tout, lisez plutôt ce qui suit :

La pandémie récente a révélé que nous avions en France, avant son apparition :

1) Le Ministre de la Santé -

2) Le directeur-général de la Santé

3) La direction de Santé Publique France

4) Le Directeur de la Haute Autorité de Santé

5) 26 Directeurs des Agences Régionales de Santé

6) Le Directeur de l'Agence Nationale Sanitaire

7) la Direction de l'Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé : Épidémiologie-France

8) Le Centre National de Recherche Scientifique en Virologie Moléculaire

9) L'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et de la Santé.

10) Un nombre d'infectiologues parisiens incroyablement et anormalement élevé, probablement lié au fait que les virus et bactéries descendent de l'avion à Charles De Gaulle et ouvrent leur siège social près de la place de l'étoile.

Mais, comme tout cela ne suffit toujours pas : suite à cette Épidémie, nos chers politiques, monstres d'efficacité, de pragmatisme, toujours soucieux d'économiser les finances publiques, ont créé :

11) LE HAUT-COMMISSARIAT DE LUTTE CONTRE LES ÉPIDÉMIES

12) LE HAUT CONSEIL DE VEILLE SANITAIRE

13) L'AGENCE NATIONALE DE SÉCURITÉ DE LOGISTIQUE MÉDICALE

soit 5000 fonctionnaires de plus, et où ça ? : à Paris, évidemment.

La "médecine" française croule sous "l'administratif centralisé"... géré par des technocrates dits "experts" totalement incompétents !

P.S

C'est ce qui ressort régulièrement de toutes les études engagées dans ce domaine, mais après des décennies, rien ne change.

En bien, parce qu'en pire la grande réforme de M. Castex, oui, celui qui cherche ses lunettes alors qu'elles sont sur son nez, à savoir la tarification à l'acte, a largement contribué à ce que les choses empirent pour nos hôpitaux publics.

Beaucoup ont éprouvé des difficultés à comprendre pourquoi Macron a nommé à la tête du gouvernement, Jean Castex.

Vous comprenez maintenant pourquoi : cette tarification à l'acte a fait faire beaucoup d'économie au gouvernement et gagner beaucoup d'argent aux amis de Macron.

En revanche, elle a complexifié encore la gestion de l'hôpital, qui n'en avait vraiment pas besoin. De plus, elle a eu comme grave conséquence de confier la gestion des hôpitaux à des gestionnaires, et plus à des médecins.

L'histoire ne cesse de le démontrer : quand on confie la santé à des gens chez qui l'argent est l'obsession, le pire est toujours sûr.

Samedi 5 Février 2022

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