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« La vieillesse est un naufrage, si l'on refuse d'apprendre à nager » [G.D]



La bas si j'y suis continue très fort !



La bas si j'y suis continue très fort !
L'excellente émission de Daniel Mermet sur France INTER, La bas si j'y suis, même décalée à une heure de moins grande écoute, continue très fort, notamment sur son site : www.la-bas.org où vous pouvez podcaster à loisir (au format ogg cela prend deux fois moins de place qu'en mp3)

J'ai bien aimé le dernier édito de la lettre d'information hebdomadaire que je reproduis ci-desous

Chers amis,
Chers AMG,

Engagés ! Militants !
Voilà ce qu’on nous répète chaque jour.
Ce à quoi nous répondons :
N’en jetez plus, la cour est pleine !

C’est ce que disaient les musiciens qui chantaient dans les cours quand les pièces de monnaie tombaient des fenêtres, n’en jetez plus ! Nous c’est pareil à Là-bas, tous ces compliments que vous nous adressez, c’est bien, c’est bon, merci, mais n’en jetez plus, pensez un peu aux autres.

« Journaliste engagé, journaliste militant ». Ce n’est pas toujours un compliment, c’est vrai, c’est même souvent le contraire, mais pourquoi l’adresser presque uniquement à nous ?
Ne pensez vous pas que certains de nos confrères sont tout aussi engagés, chacun à sa manière, tout aussi militant ? Prenez Patrick de Carolis, apôtre inspiré de Bernadette Chirac et de ses pièces jaunes, qui ira lui faire compliment de son courageux engagement ? 0u bien Jean Marie Colombani qui nous fit partager sa vision éblouie d’une France entièrement américaine, qui saluera le militant ? Ecoutez notre cher Bernard Guetta défendant jusqu’au bout la dernière barricade du Oui, ou Jean-Pierre Elkabbach toujours en première ligne pour la cause de Lagardère et le triomphe de Sarkozy, ne méritent-ils pas eux aussi d’être qualifiés de journalistes militants ou engagés ? Pourquoi réserver ces épithètes à l’équipe de Là-bas ou à quelques journalistes « de gauche » ?


Songez un instant au courage de cet homme qui chaque nuit, s’arrache à la douceur du foyer pour partir dans le froid et la pluie sur un scooter incertain, s’engouffrer dans un ascenseur, courir en vérifiant les dernières nouvelles, avaler le café brûlant qu’une assistante tend au passage, vérifier encore, recouper sur tous les écrans, ajouter fiévreusement quelques chiffres et, à la seconde près, s’asseoir au micro et lancer « Bonjour , c’est Jean Marc Sylvestre » !
Et cela depuis des années avec l’abnégation du missionnaire, la ténacité du militant et la foi du charbonnier. Sans être hélas d’ailleurs toujours bien récompensé en retour. « Quel connard ! », voilà ce qu’on entend trop souvent le matin en France dans les salles de bain, autour des petits-déjeuners et dans les embouteillages, « Quelle foutaise ! ». Eh oui, cruelle ingratitude, mais qui ne se limite pas à l’auditeur de base. Chez les Bolloré, Arnaud ou Pinault, autour du caviar matinal, les maîtres ne sont pas plus cléments envers un serviteur si dévoué. « Cet imbécile en fait trop, il vend la mèche ! ». A la vérité, ces importantes personnes n’ont pas seulement le nez creux, elles sont bien
informées .

Dans un livre à paraître, le grand public va découvrir ce que beaucoup dans le métier savent depuis longtemps : JMS est une taupe altermondialiste.
Déjà Lionel Jospin avait révélé un commun passé troskiste et dans la presse iranienne le Téhéran Post évoque, « Un certain JMS parmi les proches conseillers du président Hugo Chavez ». Ces rumeurs pourraient paraître fantaisistes à ceux qui n’ont pas mesuré comment peu à peu chaque matin depuis des années, JMS avec ses chroniques a suscité tant d’indignations, tant de colères, tant de bols renversés et de révoltes envers le néo-libéralisme qu’ il a parfaitement accompli sa mission; dévoiler et faire prendre conscience de l’horreur économique.
En cela en effet JMS est un militant de son temps, le type même du Résistant moderne. Fini maquis, Brigade rouge et cocktails molotov. Aujourd’hui, le militant engagé est au cœur de système, bronzé, costumé, glamour . Son maquillage c’est l’équivalent du passe montagne du sous-commandant Marcos. C’est en étalant ce mélange de fausse impertinence et de vraie servilité, de fausse compassion et de vraie déférence, qu’il finit par provoquer le rejet et bientôt la révolte contre le Parti qu’il est censé incarner, le PPA, le Parti de la Presse et de l’Argent.

Souvenons nous du printemps 2005. En montrant l’indécente promiscuité entre pouvoir médiatique et pouvoir politique dans le grand lit du Oui, ils furent les véritables artisans du triomphe du Non à une Europe ultralibérale !

Aussi chers amis, chers AMG, saluons JMS notre camarade et tout nos camarades qui chaque jour masqués ou non, militent, s’engagent, résistent et oeuvrent à l’émancipation collective et à l’épanouissement de chacun en vue de l’insurrection finale !

Tous ensemble, avec Sally Mara nous leur disons : « Tiens bon la rampe ! »

Lundi 27 Novembre 2006

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