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«Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple» [Jacques Prévert]



A la recherche du bon gras

Indispensables ou néfastes, nos kilos en trop ? Ce documentaire scientifique explore les découvertes suscitées par notre corpulence en expansion et les solutions apportées à l’épidémie d’obésité. Un documentaire récent d'Arte qui fait le point sur cette question qui préoccupe beaucoup de monde. La graisse, comme le cholestérol, comme l'exercice, nous sont indispensables pour ne pas mourir. En revanche le sucre vous pouvez, si ce n'est déjà fait, apprendre à l'oublier définitivement.



De la graisse ?  Certes, mais pas n'importe où. Et 7h de sport intensif chaque jour !
De la graisse ? Certes, mais pas n'importe où. Et 7h de sport intensif chaque jour !
Jugée aujourd'hui disgracieuse, la graisse est pourtant notre alliée. Grâce à cette précieuse source d’énergie, nous rechargeons nos batteries. Il y a quelques dizaines de milliers d’années, notre capacité à la stocker a libéré nos ancêtres de la tyrannie d’une alimentation constante, et fait évoluer l’espèce. Depuis peu, on sait aussi que, derrière nos bourrelets, se cache une machinerie sophistiquée contribuant à la bonne marche du cœur, du cerveau et des os.

Mystérieux sumotoris
Mais face à la surabondance alimentaire, celle-ci se dérègle. Conditionné à mettre des calories de côté pour parer aux coups durs, notre corps n’affronte plus la disette mais une avalanche d’aliments addictifs, riches en sucre, en gras et en sel. Résultat : en trente ans, le taux d’obésité a triplé. Un duo de chercheurs est d’ailleurs parti en Tanzanie étudier le métabolisme d’une tribu de chasseurs-cueilleurs épargnée par le surpoids et les maladies chroniques qui en découlent.

En 1994, l’identification de la leptine, hormone produite par la graisse et contrôlant l’appétit, s’est avérée déterminante. Sans enrayer l’épidémie d’obésité, elle a néanmoins démontré que notre tissu adipeux dissimulait un organe endocrinien complexe. Les scientifiques savent désormais qu’il produit des douzaines d’hormones, dialogue avec notre cerveau et influence nos comportements. Des étonnants lutteurs de sumo, en pleine forme malgré leur corpulence, aux faméliques mannequins, fragilisés par la diète, en passant par l’influence de l’exercice physique et de la dopamine, un parcours scientifique éclairant des replis de nos poignées d’amour et des solutions pour lutter contre l'obésité.

La vidéo


N.D.L.R

Pour prendre mon exemple, que je connais bien à mon âge avancé (74 ans dans un mois),j’ai toujours été un gros mangeur. Et ce dès ma naissance, car je pesais 5 kilos ! Toute mon adolescence, j'étais mince mais boulimique. Je suis resté comme cela jusqu'à l'âge de 32 ans.

C'est alors que j'ai obtenu une mutation pour les Antilles (Saint-Barthélémy  et Saint-Martin) en qualité d' agent comptable (des établissements scolaires du second degré) des Iles du Nord. J'ai essuyé les plâtres puisque ce poste n'existait pas avant moi.

Mais surtout cela a dû me donner soif car c'est à ce moment que j'ai commencé à boire. En effet, à Saint-Barthélémy en 1978 il n'y avait…rien ! Les soirées étaient interminables, la télévision marchait très mal, il n'y avait pas d'Internet évidemment, pas de cinéma, pas de libraires et pas d'Amazon pour commander tout ce qui manquait, en matière culturelle ou autres. C'est pourquoi l'alcool festif faisait des ravages parmi les rares métropolitains de l’époque. De plus, il était hors-taxe ! Vous comprenez pourquoi le pastis et le whisky coulaient à flots. Et pourquoi, pour ne pas mourir d'ennui, j'ai fait comme les autres.

Dans ces conditions, mon métabolisme, irréprochable jusque alors, en a pris un vieux coup, et j'ai commencé à prendre du bide. Ce qu'on appelait jadis le durillon de comptoir.

Comme en ce qui me concerne, l'abus d'alcool ne m'a jamais coupé l'appétit, bien au contraire, J'ai commencé à grossir sérieusement.

À partir de ce moment-là mon organisme s'est mis à faire du yo-yo. C'est-à-dire que si je faisais un peu trop d'excès, je prenais du poids. Si je faisais de l'exercice très sérieusement, je perdais du poids, mais toujours moins que ce que j'avais gagné évidemment. Bref, le Yoyo infernal, bien connu de tout ceux qui veulent maigrir.

Pour corser encore les choses en 1994 j'ai arrêté de fumer. Je fumais depuis l'âge de 15 ans et j'en étais arrivé à trois paquets de Marlboro par jour. Bien entendu, ceci n'a pas arrangé du tout ma ligne car la prise de poids accompagne généralement l'arrêt du tabac. Quand je me suis marié la première fois, en 1967, je pesais 76 kilos. À la Réunion où j'ai ensuite travaillé pendant onze ans, dans les années 2000, j'étais monté jusqu'à 95 kg ! Pour 1,78 m.

À certains moments j'arrivais à maigrir (en faisant beaucoup de sport et en mangeant un peu moins, mais cela ne durait jamais et je reprenais invariablement du poids. Car si je ne fumais plus et si je ne buvais plus (j'ai arrêté aussi boire à mon retour des Antilles) j'avais toujours mon énorme appétit. De plus, jusqu'à ma retraite, en 2007, je ne faisais pas assez de sport, très occupé que j'étais par ma fonction d'agent comptable qui devenait de moins en moins cool à mesure que le temps passait. Quand j'ai pris mon poste à Saint-Barthélémy en 1978 on ne travaillait pas l'après-midi. A15h, régulièrement, j'étais dans la baie de Gustavia (la "capitale") sur ma planche à voile. Ou sur le seul terrain de tennis de l'île. Toutes mes condoléances à ceux qui exercent aujourd'hui cette noble mais fort peu primesautière profession, au demeurant. Surtout en ce moment avec la Covid et le gouvernement qui tente de nous gouverner mais qui, sans entrer dans la polémique, s'est fait remarquer depuis le début de cette année plus par ses boulettes (et je reste poli) que par ses qualités.

Depuis que j'ai pris ma retraite, le jour de mes 60 ans, j'ai décidé de m'occuper de mon corps et je me suis mis à faire de l'exercice tous les jours. Je suis redescendu à 80-85 kg mais mon métabolisme continuait à faire du yo-yo. Au moindre excès, c'était la punition.

Heureusement, l'année de mes 70 ans, cela fera donc 4 ans le mois prochain, j'ai découvert le régime intermittent, en anglais fasting. Très rapidement, en continuant bien sûr de faire du sport tous les jours, j'ai perdu du poids. Mais surtout mon métabolisme s'est complètement rétabli. Si bien qu'à mon âge avancé je mange toujours beaucoup pendant la période d'alimentation mais je jeûne tous les jours depuis le dernier repas du soir jusqu'à 13h-14h le lendemain. J'ai supprimé complètement le petit-déjeuner et, bien au contraire, je fais souvent du sport le matin à jeun, ce qui est très efficace pour brûler les graisses mal placées.

Vous pouvez lire sur ce site au moins deux articles consacrés au fasting :

Pour ne pas devenir ventripotent le jeûne intermittent

Fasting, un nouveau régime

Comme il est dit dans la vidéo manger moins ne suffit pas pour maigrir. Faire du sport ne suffit pas non plus. Mais manger moins, ou à certaines heures et pas à d'autres, ce qui est le cas avec le fasting, et faire du sport en même temps, est très efficace pour rétablir son métabolisme.

Mon activité sportive de prédilection désormais, c'est la marche. Mais la marche rapide quand même, pas le pas de sénateur. Tous les jours je fais entre 3 et 10 km. Ce n'est pas tout : si je prends un escalier, c'est toujours au pas de gymnastique. Au cours de mes marches, si cela monte beaucoup, je le fais aussi au pas de gymnastique, si ça ne dure pas trop longtemps évidemment, je n'ai plus 20 ans. Et lorsque ça descend beaucoup, c'est encore au pas de gymnastique et là je peux durer longtemps.

Bref, pour moi toutes les occasions sont bonnes pour faire de l'exercice. Quand je vais faire mes courses je laisse généralement ma voiture à deux ou trois kilomètres du magasin. comme cela si je n'ai pas l'occasion de faire du sport dans la journée j'aurais au moins fait quatre ou six km. Enfin, tous les matins je fais des exercices au tapis de sol pendant une demi-heure, voire trois quarts d'heure : étirements, musculation et vingt-cinq (vraies) pompes.

À 13h30, je me fais un petit déjeuner avec des œufs du pain et du fromage. Depuis une dizaine d'années je mange tous les jours deux ou trois œufs. J'ai donc un peu de cholestérol mais ça doit être du bon, car je pète la forme.

Vers 19h 30-20h, je mange à ma faim, c'est-à-dire beaucoup. Mais jamais des saletés, comme tout ce qui se rapproche de près ou de loin du sucre, ou de la charcuterie, ou de la nourriture industrielle (en anglais « food processing », en français malbouffe). Quand je me fais une salade, par exemple, c'est une salade pour deux ou trois personnes normalement constituées.

Résultats : mon métabolisme est complètement rétabli et je peux me permettre de faire des excès de temps en temps, je ne prends pas un gramme. Avant le confinement je pesais 73-74 kg. Je pèse maintenant 71-72 kg. Si j'ai perdu du poids pensant le confinement c'est parce que j'ai fait plus de sport que d'habitude car j'ai eu la bonne idée de choisir d'habiter au milieu d'un espace privé et arboré de 11 000 mètres carrés.

Tout cela sans payer une fortune, je le précise pour ceux qui ne manqueront pas me taxer de privilégié, car mon loyer mensuel est actuellement de 658 € par mois seulement !

Pour ceux que cela intéresserait lire ces deux articles sur mon (nouveau) paradis : Manilva, Andalousie.

Mon nouveau paradis

Mon petit paradis, un an plus tard

Avec tout cela on me donne régulièrement 15 à 20 ans de moins. Cela me fait plaisir évidemment, je préfère faire envie que pitié. Même si le matin mon âge se rappelle immanquablement à moi car comme aimait à le dire Ricet Barrier, un délicieux chanteur que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître :

« Après 70 ans, si le matin tu n'as mal nulle part, c'est que tu es mort ! »

C'est tout-à-fait cela !







Dimanche 25 Octobre 2020

Lu 271 fois


1.Posté par Michel mugica le 25/10/2020 18:11
Bonsoir,

Je suis et j'apprécie beaucoup vos articles. Pourriez-vous de dire dans quelle résidence peut-on trouver à Manilva, Andalousie. une location confortable et financièrement abordable comme vous l'abordez dans cet article.

Très cordialement.

Michel

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