🔥 Le private credit : la bombe à retardement que personne ne voit (ou ne veut voir)
On nous avait promis que 2008 serait la dernière fois. Que les leçons avaient été tirées. Que la finance était désormais bien régulée. Menteurs.
Pendant que les médias mainstream s’extasient devant les valorisations stratosphériques de l’IA (800 milliards pour OpenAI, une boîte qui ne gagne pas un centime), un monstre bien plus dangereux grandit dans l’ombre : le "private credit".
💣 Qu’est-ce que le private credit ?
- C’est du crédit, mais en version shadow banking : des fonds prêtent directement à des entreprises sans passer par les banques, avec des rendements alléchants (10% par an, merci qui ?).
- Problème n°1 : ces prêts sont illiquides. Vous voulez retirer votre argent ? Trop tard. Vous êtes coincé pour cinq à sept ans.
- Problème n°2 : les entreprises emprunteuses sont souvent des zombies financiers – trop risquées pour les banques classiques, mais assez désespérées pour accepter des taux usuriers.
- Problème n°3 : les défauts explosent. UBS prévoit un taux de défaut à 15% dans le secteur. 15%. Vous imaginez ? Même les subprimes faisaient moins peur.
Et maintenant, les investisseurs paniquent. Des fonds comme Blackstone ou Blue Hall refusent les retraits. C’est le début du bankrun – la ruée vers la sortie.
En 2008, on nous a dit : 'Plus jamais ça'. En 2024, on nous dit : 'C’est pire.'
🌪️ L’IA, le pétrole et la guerre : le cocktail explosif
La finance adore les bulles. Et celle de l’IA est la plus grosse de l’histoire.
- OpenAI lève 120 milliards (merci Amazon et Nvidia)… sans aucun profit en vue.
- Les coûts énergétiques de l’IA ? Entre la Floride et le Texas en consommation électrique d’ici 2030. Délirant.
- La guerre en Iran ? Elle va faire exploser le prix du pétrole, casser les chaînes d’approvisionnement… et achever les entreprises déjà fragiles (celles-là mêmes qui ont emprunté dans le private credit).
Résultats :
✅ Récession (à cause du choc pétrolier)
✅ Inflation (à cause des pénuries)
✅ Crise financière (à cause des défauts en cascade)
✅ Crédit crunch (les banques ferment le robinet)
Les banques centrales vont devoir choisir : sauver la finance ou sauver l’économie. Révélation: elles sauveront la finance. Comme toujours.
🏦 L’État peut-il encore nous sauver ? (Révélation : non ! )
En 2008, Obama a sauvé Wall Street. En 2020, les États ont inondé le système de liquidités. Et en 2024 ?
- Les États-Unis peuvent encore se permettre un déficit abyssal.
- L’Europe ? Avec ses règles stupides sur la dette publique, elle est pieds et poings liés.
- La BCE ? Christine Lagarde sent le vent tourner. Elle parle de tensions sociales… traduction : ça va péter.
Le vrai problème :
On a raté l’occasion de 2008. Au lieu de réguler la finance, on l’a laissée faire. Résultat : aujourd’hui, elle est encore plus dangereuse.
💥 Et maintenant ? Trois scénarios (aucun n’est réjouissant)
1️⃣ Le sauvetage à la va-vite (le plus probable)
- Les banques centrales impriment des milliards.
- Les États garantissent les dettes.
- Les contribuables paient (encore).
- La finance continue comme si de rien n’était.
→ Résultat : On reporte la crise de cinq ans. Et elle sera encore plus violente.
2️⃣ L’effondrement contrôlé (le moins probable)
- On abandonne l’idée du crédit privé.
- Les fonds spéculatifs font faillite.
- Les banques systématiques tiennent (à peine).
- L’économie réelle trinque.
→ Résultat : récession mondiale et chômage de masse. La finance est (enfin) mise au pas.
3️⃣ Le chaos total ( le plus terrifiant )
- Un bankrun généralisé.
- Les banques s’effondrent.
- Les moyens de paiement s’arrêtent.
- On revient au troc et aux stocks de pâtes.
→ Résultat : fin du capitalisme tel qu’on le connaît. Et là, tout devient possible.
En 2008, on a sauvé les banques. En 2024, sauvera-t-on le système… ou en profitera-t-on pour le détruire ?
🎯 La vraie question : et si c’était une chance ?
Frédéric Lordon le dit sans détour :
Les crises, c’est le moment où la légitimité du capitalisme s’effondre.
- Les élites néolibérales (banquiers, patrons, médias) perdent leur crédibilité.
- Les gens comprennent enfin que la finance est un casino… et qu’ils en sont les dindons.
- L’IA va toucher les cadres – ceux-là mêmes qui soutenaient le système. Le bloc bourgeois se fissure.
Alors ?
- On se contente de râler… et on attend la prochaine crise ?
- Ou on en profite pour tout casser ?
Le capitalisme est comme un serpent qui se mord la queue. Plus il grandit, plus il se détruit. Et si cette fois, c’était la fin ?
🚀 Conclusion : Préparez-vous. Et agissez.
Ce qui vient n’est pas une simple crise. C’est l’implosion d’un système pourri jusqu’à la moelle.
- Si vous avez des économies : sortez-les des fonds spéculatifs. (Oui, même si votre banquier vous dit que tout va bien).
- Si vous êtes endetté : préparez-vous à des temps difficiles.
- Si vous en avez assez: c’est le moment de vous organiser.
Parce que cette fois, ça pourrait être la dernière.
En 2008, on a sauvé les banques. En 2024, sauvera-t-on nous-mêmes ?
À vous de jouer ! 🚀
N.D.L.R
La première précaution, elle ne date pas d'hier, pensez à prendre du liquide chez vous. Quand les guichets ne donneront plus d'argent, vous serez bien content de disposer de quelques jours de répit.
L'Union européenne est en train de préparer activement la disparition totale de l'argent liquide. Eh bien, imaginez, dans une situation comme celle-ci, ce que pourra donner la disparition totale de l'argent liquide ...






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