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« L'avenir n'est plus ce qu'il était » [Paul Valéry]



La société de la peur

Extrait de la lettre d'information d'Alternatif bien être. La Covid a drogué beaucoup d'entre nous à la peur. Et, la guerre en Ukraine a parachevé le travail. Je suis tout à fait d'accord avec ces hypothèses.



La société de la peur
La peur a joué un grand rôle durant l’épidémie de Covid.

L’égrenage des morts quotidiennes à la radio et à la télé, le caractère initialement inconnu du virus, le discours martial d’Emmanuel Macron (déjà !), tout cela a contribué à envoyer, aux tous débuts de l’épidémie, des centaines de milliers de nos concitoyens à… vider les stocks de papier toilettes des supermarchés.

La Covid était idéale pour provoquer cette « contagion de la peur ». Car nous gardons, ancrée en nous, une peur héréditaire des grandes épidémies de peste, de choléra ou de grippe espagnole qui ont décimé nos ancêtres.

Atout suprême de la Covid : il est invisible. Il peut se trouver n’importe où, dans la trachée de votre collègue, sur la rampe d’un escalator, sur les lèvres de votre partenaire.

Il est peut-être là et vous ne le voyez pas. C’est un puissant ressort pour modifier le comportement d’un individu… et d’une population.

Le brouhaha autour de la guerre en Ukraine repose, à mon avis, sur des ressorts similaires.
Une guerre en Ukraine est bien en train d’avoir lieu. Des soldats russes et ukrainiens sont en train de se battre, des civils sont jetés sur les routes de l’exil, des familles sont détruites, des innocents sont tués.
Mais, cette guerre, à moins d’être vous-même un soldat russe ou ukrainien, ou reporter de guerre, vous ne la vivez pas.

Elle est là… et pas là à la fois. Vous n’entendez pas de bombe siffler autour de vous. Votre voisin ne s’est pas fait tuer par une balle perdue. Votre fils de 21 ans ne vient pas d’être mobilisé pour tirer sur des gens.

Vous la voyez par procuration au journal télévisé, à la Une des journaux, sur les réseaux sociaux.
Cela ne minimise pas le caractère dramatique de ce qui est en train de se jouer en Ukraine !

Mais après tout… nous voyions déjà à la télévision la guerre en Afghanistan, la guerre civile en Syrie, et en réalité presque toutes les guerres médiatisées depuis la guerre du Golfe.

Pourquoi cet effroi collectif, cette inquiétude généralisée au sujet de cette guerre-ci ?

Drogués à la peur

La réponse serait que cette guerre se produit en Europe. Et que, donc, la guerre est à nos portes.
Mais les guerres de Bosnie et du Kosovo se produisaient elles aussi en Europe. Bien plus près de nous que l’Ukraine. Les bombardements de Belgrade par l’OTAN ont eu lieu il y a à peine plus de 20 ans. Et pourtant, personne à l’époque ne frémissait alors à cette idée que ça pourrait bientôt être notre tour.
« Oui, mais Poutine, il a l’arme atomique ».

Certes. Et il faut prendre au sérieux cette menace. Mais là encore, voilà plus de vingt ans que Vladimir Poutine est à la tête de la Russie. Il a entretemps attaqué la Géorgie et envahi la Crimée, sans pour autant inquiéter l’Occident.

Alors, quoi ?

Je formule cette hypothèse : le Covid nous a fait prendre un curieux et mauvais pli, nous habituant à la peur. Il nous a peut-être même drogués à la peur.

Je ne dis pas que cela concerne tout le monde. Mais chez beaucoup d’entre nous, il y a une forme de plaisir à pressentir une catastrophe… et à la voir arriver.

Peut-être parce qu’une partie de nous aime avoir peur, frissonner. Le succès durable des films d’épouvante, des romans horrifiques, etc., en est une illustration.

Et voilà le problème : depuis deux ans, le traitement médiatique et politique de l’actualité est un interminable feuilleton dont les ressorts dramatiques reposent quasi uniquement sur la peur.

Pourquoi en est-on arrivés là ?

La société de la peur
La peur a des avantages pour un petit nombre de profiteurs, et je ne parle pas seulement des prophètes de l’apocalypse, ni de ceux qui se présentent comme les « hommes de la situation ».
Systématisée, la peur permet aussi de faire de bonnes affaires : elle fait gagner de l’audimat aux chaînes d’info, elle transforme les populations en pâte à modeler prête à accepter n’importe quel sacrifice au nom de sa sécurité.

Cela a de graves conséquences sur notre équilibre émotionnel, mais aussi social.
La peur brise votre volonté. Casse vos espoirs. Déchire votre famille, avant même que le danger que vous redoutiez se produise, si toutefois il se produit.

Elle fait perdre la tête, coupe le souffle et attaque votre cœur.

Je dis cela au sens littéral du terme : la peur rend malade. Elle est immunosuppressive. Elle épuise votre organisme, affaiblit peu à peu vos défenses immunitaires, vous rend plus fragile.

Autrement dit, hormis face à un danger immédiat, la peur ne vous protège pas, au contraire elle vous affaiblit et vous expose à d’autres dangers que vous ne voyez plus.

Cela fait maintenant deux ans que nous vivons, en tant que peuple, dans la peur.

Deux ans, c’est beaucoup. C’est trop. Nous ne pouvons plus continuer ainsi.
Avec l’Ukraine, le cycle semble se prolonger. L’objet change, la peur reste.

Ensuite, ce sera quoi ? L’inflation ? Le chômage ? La dysenterie ? La fin du monde ?

J’aimerais conclure sur un appel. Celui d’essayer de nous débarrasser de cette peur. De faire en sorte qu’elle ne dicte plus nos existences. Sans illusion ni désillusion : tout simplement pour retrouver notre sang-froid, notre jugement et notre dignité.

Portez-vous bien,

Rodolphe
Alternatif Bien Être


N.D.L.R

La peur de la fin du monde existe déjà en raison des problèmes écologiques qui ont de grandes chances de ne pas être résolus, alors que la situation s'aggrave tous les jours et à très grande vitesse.

En ce qui concerne la Covid j'ai été moi aussi confronté à cette peur. D'autant qu'à mon âge, 75 ans, je constituais selon les dires des médecins une cible privilégiée, si j'ose dire.

Il se trouve que je vis seul depuis 25 ans, après avoir été marié deux fois quinze ans et avoir eu deux fois deux enfants. Ma solitude fut donc totale pendant le confinement car, je venais de terminer mon installation en Espagne et je ne connaissais strictement personne dans ce pays.

Comme j'ai la chance d'habiter une résidence qui comporte des espaces arborés de plus de 120 000 m² j'ai pu durant tous les confinements faire du sport quotidiennement en extérieur. Sans masque, vu que nous étions très peu nombreux à sortir quotidiennement pour faire du sport. Au pus fort de la pandémie la plupart des résidents se terraient chez eux, morts de peur.

Dès le début, j'ai réalisé que le flot d'informations déversé par les grands médias à la radio, à la télé, et sur internet s'avérait non seulement stressant, mais surtout mensonger.

J'ai commencé par arrêter d'écouter la radio, puis les grands journaux sur Internet, qui ne faisaient que répéter, voire amplifier les mensonges officiels.

J'ai cherché et trouvé sans problèmes des sources d'information plus fiables. J'y ai appris notamment que le virus s'attaquait effectivement aux personnes âgées mais, précision capitale qui n'était jamais mentionnée par les médias complaisants, également en très mauvaise santé (une ou plusieurs comorbidités).

J'ai toujours bénéficié d'une excellente santé, mais plus encore depuis quinze ans que je suis à la retraite et que je m'emploie très activement à booster mon système immunitaire, par le sport quotidien et soutenu, une alimentation saine et variée, plus de tabac depuis 25 ans, et uniquement un verre de vin par jour. J'ai tout de suite compris que tant que je continuerai cette manière de vivre, je ne serais pas une cible intéressante pour le virus. Et, que s'il m'arrivait d'être touché par ce virus, ce ne serait pas grave.

Finalement, je n'ai eu absolument aucun problème de santé pendant ces deux années. Au contraire je fus en meilleure forme que d'habitude, car j'ai respecté encore plus scrupuleusement que d'habitude le mode de vie très sain que je pratique depuis quinze ans.

J'ai continué à me tenir très informé, et aux bonnes sources, des derniers développements de cette pandémie. Lorsque les vaccins sont arrivés, j'y ai appris qu'il ne fallait accorder aucune confiance à ces thérapies géniques expérimentales et j'ai décidé, compte tenu de ma santé excellente et des risques que comportaient ces injections répétées, surtout effectuées sur des organismes en bonne santé, de ne pas me faire vacciner.

La pandémie est terminée. Il reste une épidémie qui se révèle d'une gravité semblable à celle de la grippe. Qui peut être mortelle, elle aussi, mais dans les mêmes conditions que la Covid : pour des personnes plutôt âgées et atteintes de comorbidités.

Là-dessus, la guerre en Ukraine est arrivée. J'imagine que pour les personnes qui ont stressé un maximum avec la pandémie, et qui stressaient déjà auparavant en raison de la fin du monde annoncée, cela ne va rien arranger. Quant aux autres, si l'on, en croit l'auteur de cet article, ils seraient devenus accros la peur. Ainsi, ils vont avoir l'occasion de prendre leur pied.

En ce qui me concerne, je ne sous-estime nullement la gravité de cette nouvelle crise, mais je n'écoute toujours pas la radio, encore moins la télé, et sur Internet, je cherche et choisis soigneusement mes sources.

Par conséquent, la guerre en Ukraine ne me stresse pas plus que la Covid.

Je sais qu'un "accident" nucléaire est tout à fait possible. Mais, d'une part, c'est le cas depuis la création de l'arme nucléaire, d'autre part, avec ce genre d'arme, cela ira tellement vite que nous n'aurons certainement pas le temps de regretter quoi que ce soit.

En attendant, je continuerai à faire tout mon possible pour ne pas gâcher les dernières années de ma vie avec les cataclysmes à venir.

À mon âge, parce que je fais tout ce que je peux pour les éviter, je n'ai pas peur des maladies. En effet, comme je n'y suis pas habitué et que je ne veux pas être une charge pour mes enfants jee sais déjà ce que je ferais si cela m'arrivait demain. L'euthanasie n'est pas légale en France, mais "l'auto euthanasie" n'en a vraiment rien à faire.

Quant à la mort, je n'en ai pas peur non plus, car c'est pour moi, depuis toujours, le comble de l'impensable.

En effet, par définition, contre la mort, on ne peut rien faire ; ni la contester, ni encore moins la regretter. De plus, si lorsqu'on est jeune l'idée de la mort peut légitimement angoisser, à 75 ans, elle ne me fait plus peur.

Au crépuscule d'une vie bien remplie, je n'ai rien à regretter. J'ai goûté à la plupart des plaisirs de l'existence et j'ai su éviter ses principaux écueils. Je me réveille tous les matins émerveillé d'être toujours en vie, et en bonne santé.

Et, je profite de ma journée, comme si c'était la dernière.


« La mort n'est pas la pire des choses de la vie. La pire, c'est ce qui meurt en nous de notre vivant ».
A. Einstein




Samedi 5 Mars 2022

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