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« On l'appelait la pucelle car elle était vierge depuis son enfance » [perle lycéenne]



Appel européen contre la dictature financière

Plus de 15.000 signatures à ce jour



Appel européen contre la dictature financière
Cet Appel est une initiative citoyenne née d'échanges entre lectrices et lecteurs de Mediapart. Il est proposé à la signature des citoyennes et citoyens européens. Il peut être imprimé, mis en ligne et diffusé sur tout support à la condition expresse que son intégrité soit respectée. Une charte lui est annexée afin que chaque signataire puisse prendre connaissance des conditions de signature, de publication, de diffusion et de suivi de la pétition.

APPEL EUROPÉEN CONTRE LA DICTATURE FINANCIÈRE

Une crise sans précédent aggrave les inégalités sociales et la pauvreté et entraîne l’Europe vers une catastrophe imminente

Nous, citoyennes et citoyens d’Europe, affirmons que cette crise n’est pas fatale comme on voudrait nous le faire croire : des solutions existent et elles doivent aujourd’hui être imposées par les peuples. Devant l’irresponsabilité de nombreux gouvernements qui font payer aux citoyens la folie des vrais responsables de la crise de la dette, à savoir les Marchés financiers, nous appelons à refuser la dictature de la spéculation financière et ses terribles conséquences sur nos vies.

Les politiques actuelles conduisent à une impasse économique

Prétextant la crise de la dette, les gouvernements imposent partout des plans de réduction des dépenses publiques qui détruisent des institutions vitales pour le bien commun : École, Hôpital, Justice, Recherche, Sécurité sociale...

Après la crise de 2008, nos dirigeants nationaux et européens s’étaient fermement engagés à limiter les effets dévastateurs de la spéculation financière : ces engagements n’ont pas été tenus ! Pire : la spéculation la plus débridée se déchaîne impunément et mine toute chance de relance économique et de réduction du chômage.

Nous refusons que la finance soit une arme qui broie les peuples au profit des plus riches

Les organismes financiers doivent être au service de la vie sociale et de l’économie, et non l’inverse. Aussi, nous affirmons qu’il faut aujourd’hui changer de politique et de modèle économique.

Nous appelons les citoyennes et citoyens des pays européens à user de tous les moyens démocratiques et pacifiques dont ils disposent pour imposer les cinq premières mesures suivantes à leurs gouvernements et aux institutions européennes :

  • l’annulation des plans d’austérité ;
  • l’interdiction de toute spéculation financière aux banques de dépôts ;
  • une taxe substantielle sur les transactions financières harmonisée à l'échelle européenne ;
  • l’audit indépendant des dettes publiques en vue de leur résorption ou de leur annulation ;
  • des réformes fiscales visant à redistribuer équitablement les richesses.

Nous nous déclarons solidaires de tous les Indignés et nous appelons à soutenir, développer et fédérer au niveau européen tous les mouvements de protestation.

À cette fin, nous appelons à occuper chaque dimanche, massivement et pacifiquement, les places publiques des grandes villes. Ces rassemblements hebdomadaires se répéteront aussi longtemps que la volonté des peuples n’aura pas été entendue et respectée. Ils ont vocation à se transformer en véritables forums citoyens pour la reconquête de la souveraineté des peuples. Reprenons en main nos destins pour lutter de façon unie et solidaire contre la dictature financière !

La pétition à signer se trouve ici :

N.D.L.R

Nous sommes à quelques mois de l'élection présidentielle et force est de constater que la gauche n'à inscrit dans son programme aucune des propositions de cet appel.

Tout ce qu'elle sait faire c'est répéter les même antiennes à savoir : relançons la croissance et ça ira mieux. On a vu depuis des décennies que le cycle sempiternel croissance/crise ne fait qu'enrichir les riches et appauvrir les pauvres. Ce qui, en principe, ne peut être le moteur d'une politique dite de gauche.

Ayant déjà vu la gauche au pouvoir dans ses oeuvres je peux vous dire que tout ce qu'elle fera sera d'appliquer une politique d'austérité que même Sarkozy n'aurait jamais osée.

Il faut mettre un terme à la tyrannie de la dictature financière. Mais tous les riches vont partir, diront les frileux. Qu'ils partent. Comme disait Sarkozy : la France, on l'aime ou on la quitte. De toutes façons pour le peu qu'ils apportent à la communauté française ils peuvent faire leurs valises. Ils n'ont jamais rien fait pour les français, à part leur tondre la laine sur le dos, alors bon débarras. Quant aux impôts qu'ils payent, quand ils en paient, tout le monde sait que c'est peanuts. Je rappelle que Total, première entreprise française qui fait des milliards de bénéfices, ne paie pas d’impôts.Mme Bettencourt, quant à elle, femme la plus riche de France, a reçu des dizaines millions de remboursement de l'Etat, au titre du défunt bouclier fiscal. Quand aux nantis qui paient un minimum d'impôts, pas le peine de chercher bien loin pour les trouver. De fait, ce ne sont pas les riches qui ont fait la fortune de la France, ce sont les français, par leur travail, même si cela en fait ricaner certains.

La gauche, comme tous les autres partis politiques français, est complètement à côté de la plaque. Tous les hommes et femmes politiques sont discrédités aux yeux des français, car ils font tout pour qu'on croit qu'ils sont vendus aux intérêts de la finance mondiale.

Pour sauver les banques lors de la crise de 2008 on a dépensé des milliards. Dès qu'elles ont été rétablies, et ce fut très rapide, les banksters n'ont eu de cesse de mordre la main qui les a sauvés de la banqueroute.

L'austérité mène à la récession. Pas besoin d'être économiste pour comprendre cela. Un ménage en difficulté financière peut diminuer ses dépenses certes,; mais il peut aussi augmenter ses recettes. Un Etat pour augmenter ses recettes peut augmenter les impôts, ce qui ne plait a personne. Mais cela plait encore moins quand, comme dans le dernier plan Fillon, on taxe les riches de 200 millions et les moins riches de 11 milliards ! Ça s'appelle se foutre du monde.

Les banques de dépôts n'ont pas pour mission de jouer avec l'argent qu'on leur confie. C'est une évidence mais que je sache, cela ne gène pas la gauche.

Une taxe sur les transactions financières, harmonisée à l’échelle européenne serait la moindre des choses, compte tenu du mal que les spéculateurs font aux économies des pays en difficulté. Lorsqu'il a fallu mettre la main à la poche pour sauver les banques les financiers ont trouvé cela normal. Maintenant que ça marche pour eux il est normal qu'ils paient, eux aussi. Si on attend qu'ils soient d’accord pour lancer cette taxe, on peut attendre longtemps. On fait beaucoup moins de chichis pour augmenter, en douce, la CSG.

Il est important également de savoir à quoi est due, exactement, cette fameuse dette dont on nous rebat les oreilles. M. Sarkozy, à lui tout seul, est responsable du tiers de cette dette, à savoir qu'elle a augmenté de 500 milliards d'euros depuis son accession au "pouvoir". Le moins qu'on puisse dire est que son bilan est singulièrement négatif. Avant lui, un certain Chirac Jacques, n' jamais su pratiquer qu'une politique : celle du chien crevé au fil de l'eau. Une main au cul des vaches et l'autre sur sa Corona, c'est sûr que ça occupe, mais pour ce qui est de l'efficacité, là aussi, on peut dire que ce fut un beau fiasco. Enfin, un avion pour Sarkozy à 200 millions d'euros, et un chèque à Tapie de 300 millions d'euros, ce n'était vraiment pas obligatoire.

Une reforme fiscale, enfin, s'impose dans notre pays. Comme la démontré l'excellent Thomas Piketty, l'impôt en France n'est plus progressif depuis longtemps. Ce qui signifie, tout simplement, que les riches, comparativement, paient moins d'impôts que les moins riches.Ce n'est pas propre à notre pays, puisque Warren Buffet, financier américain parmi hommes les plus riches du monde, disait récemment, qu'en proportion évidemment, il payait moins d'impôts que sa secrétaire. Mais ce n'est pas une raison pour s'en accommoder. Surtout quand on se dit de gauche...

Il suffit de constater qu'aucune de ces propositions, de simple bon sens, n'est reprise par les candidats de gauche à l'élection présidentielle pour déplorer l'état de décrépitude avancée du discours politique français.

Nos politiques ne sont plus en phase avec la réalité, c'est évident, mais ce sont tout de même les français, qui les élisent. Or, quand on parle de mettre la main à la poche les mêmes regardent ailleurs et piaillent à qui mieux mieux ; ne touchez pas à mes impôts, et sortez vos mains de mes niches fiscales. Et Dieu sait que la France a de belles niches.

Avec tout cela la France me semble vraiment mal barrée.


Mercredi 31 Août 2011

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1.Posté par jipe le 02/09/2011 16:17
Voilà un article avec lequel je suis parfaitement d'accord. Hélas, dans notre beau pays, les citoyens sont manipulés sans vergogne par le pouvoir, c'est une manière devenue classique de contourner la démocratie. Beaucoup de nos compatriotes sont esclaves de cette saloperie de télé qui leur sert des idées prédigérées et ils s'en contentent. Certains commencent un peu à ouvrir les yeux, mais comme toujours, dans le désordre, leur vision des élections prochaines: voter blanc ou ne pas voter du tout, courber le dos et attendre que ça se passe, en râlant, bien sûr. Pendant ce temps, les médias sont à la botte, les journalistes pensent plus à leur carrière qu'à informer le citoyen, les directeurs de journaux sont remplacés, les juges enquêtant sur des affaires brûlantes dessaisis, bref, le mensonge, la dissimulation, la menace sont devenus un mode de gouvernement. L'autoritarisme de notre président-guignol (Mon dieu, comment ont-il pu voter pour ce type?) à fait reculer encore plus la démocratie et à rendu les Français encore plus fatalistes: "Mais qu'est-ce qu'on peut y faire?". Les rares bonnes idées de la gauche ont été abandonnées, comme la police de proximité, qui donnait de bons résultats mais faisait monter les chiffres de la délinquance parce que les gens portaient plainte plus facilement, la France est devenue une république de comptables et de marketing politique. Oui, on est mal barrés, j'en ai bien peur, j'ai 57 ans, la retraite me semble très loin et j'en ai déjà assez de gaspiller ce qui me reste d'existence à attendre un moment qui ne me permettra pas sans doute de vivre décemment. En attendant, je dépense le peu que je gagne pour voyager, c'est resté mon seul but et mon seul vrai plaisir.

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