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«L'avenir n'est plus ce qu'il était » [Paul Valéry]



Finale de l'US Open : Naomi Osaka, 20 ans, a balayé Serena Williams...

... en deux set sec : 6-2, 6-4. J'ai regardé le match sur ma télé et je n'ai jamais vu deux femmes taper aussi vite et aussi fort dans une balle de tennis.



Elle a pris très vite son idole à la gorge et à l'exception d'un petit relâchement au début du second set, ne l'a pas lâchée jusqu'à la fin, faisant preuve d'un concentration incroyable. Et ce soir là, dans le plus grand stade de tennis du monde, avec une foule en grande partie pour Serena l'américaine, il en a fallu de la concentration !

« C’est toujours irréel. Peut-être que dans quelques jours je réaliserai », a confié la joueuse nippone, qui, entre le bruit venu du public et sa concentration, n’a « pas vraiment entendu qu’il se passait quelque chose ».

Auteure d’un excellent début de match, pas impressionnée ni par sa prestigieuse adversaire - son idole - ni par l’enjeu, elle a pris les commandes de la partie avec beaucoup d’autorité, au service notamment poussant Serena à parcourir du terrain. Elle n’a pas non plus paniqué quand elle s’est faite breaker en début de deuxième set. Au contraire, elle a immédiatement recollé au score, en profitant des largesses de l’ex-N.1 mondiale (deux doubles fautes consécutives).

++ Naomi Osaka : « quand elle m’a prise dans ses bras, je suis redevenue une enfant »

Plus impressionnant encore, elle ne s’est pas laissée déstabiliser un instant par l’emportement spectaculaire de Serena. Un coup de force pour la jeune Japonaise, qui disputait sa toute première finale en Grand Chelem, elle qui naviguait encore autour de la 70e place mondiale en début de saison et ne s’est révélée qu’au printemps, sur ciment américain déjà, en s’offrant son premier titre au prestigieux au tournoi d’Indian Wells.

« Je sais que tout le monde était pour Serena et je suis désolée que ça se termine comme ça », s’est excusée Osaka de sa voix fluette, les larmes aux yeux, au moment de recevoir son trophée. « Ça a toujours été mon rêve de jouer Serena en finale de l’US Open. Je suis vraiment reconnaissante d’avoir pu le faire, merci », a-t-elle adressé timidement à son adversaire.

« Elle a bien joué. C’est son premier titre en Grand Chelem. Faisons de ce moment le meilleur moment possible. Reconnaissons le mérite où il y en a. Ne huons plus. Félicitations Naomi », l’avait précédé Serena, elle aussi les yeux brillants, en invitant les spectateurs à cesser leurs huées.


Extrait de Ouest France


N.D.L.R

Naomi mesure 1,80 m et elle envoie des premiers services à 200 km à l'heure ! Elle ne monte jamais au filet, mais apparemment, elle n'en n'a pas besoin. Cette jeune femme est déjà au top et pour longtemps.

Une chose me surprend. Son père est Haïtien et sa mère japonaise. Elle a la nationalité japonaise et américaine. Elle vit et a appris à jouer au tennis aux Etats-Unis. Son père a émigré aux USA , selon ses propres dires, parce qu'au USA (pas partout encore) les métisses ont moins de problèmes qu'au Japon.

Sa mère a été fâchée très longtemps avec ses parents pendant des années parce que elle avait épousé un noir.

Au Japon les métisses afro-japonais sont appelés péjorativement "Hafu" c'est à dire "moitié de japonais".

Et pourtant, Naomi, se pose, en tennis et dans la vie, comme japonaise. Et fait don de sa victoire à un pays qui, c'est le moins qu'on puisse dire, apprécie très peu les métisses noirs, et où sa famille n'a pas pu vivre pour des raisons raciales. Pays qui, de toute façon, n'est pour rien dans sa formation tennistique. Elle a appris à jouer en Floride, avec son père, admirateur du père des sœurs Williams qui a appliqué les mêmes méthodes à Naomi et à sa sœur, elle aussi joueuse professionnelle de tennis.

Dans ces conditions je ne comprends pas pourquoi elle privilégie sa nationalité japonaise. Il est sûr qu'il vaut mieux être la première de l’histoire japonaise du tennis que la xème du tennis américain. Mais il doit y avoir une autre raison, qu'apparemment je suis le seul à me poser. Sur Internet, tout ce que je viens de dire est très bien expliqué, sauf la raison de son choix pour la nationalité japonaise.

Au passage, en Haïti, Naomi est qualifiée d'haïtiano-japonaise (!) Effectivement, elle est aussi la première joueuse d'origine haïtienne à remporter l'US Open.




Dimanche 9 Septembre 2018

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