1. Google AI Studio : la boîte à outils officielle de Google
Google AI Studio, c’est un peu l’atelier central de l’IA chez Google : on y retrouve Gemini, ses variantes (dont Gemini 3.1 Pro), mais aussi des modèles dédiés à l’image et à la vidéo.
Depuis cette interface, vous pouvez :
🔷Tester gratuitement Gemini 3.1 Pro (en version preview), avec une énorme fenêtre de contexte (jusqu’à 1 million de tokens) pour les gros projets.
🔷Donner un « rôle » précis au modèle (rédacteur LinkedIn, script doctor, etc.) et ajuster sa créativité en modifiant la température.
🔷Activer un mode « high » qui force le modèle à raisonner avant de répondre, pour des réponses plus structurées.
AI Studio cache aussi un mode temps réel (« real time ») qui permet de parler à Gemini pendant que vous partagez votre écran, par exemple pour vous faire guider pas à pas dans Photoshop ou d’autres logiciels.
Enfin, c’est aussi une plateforme pour connecter vos données (Sheets, etc.), créer des petits outils internes et explorer des projets publics partagés par d’autres utilisateurs dans une galerie.
2. Ollama : l’IA qui tourne chez vous, en local
Premier intrus dans cette sélection « Google » : Ollama n’est pas un produit Google, mais il mérite d’être mentionné car il offre un contre‑exemple intéressant au tout‑cloud.
Ollama vous permet de faire tourner des modèles de langage localement, sur votre machine, sans connexion Internet et sans abonnement. Vous pouvez :
🔷Charger des modèles capables de gérer jusqu’à 30 milliards de paramètres.
🔷Analyser des PDF, images, vidéos et sons en local, ce qui en fait un outil intéressant pour les documents confidentiels.
🔷Générer des rapports, des synthèses ou des emails « exécutifs » à partir de vos fichiers, dans une interface qui rappelle ChatGPT.
L’installation se fait via une simple commande, avec des guides et scripts prêts à l’emploi fournis par une communauté dédiée.
N.D.L.R
Vous pouvez également utiliser LM Studio, qui est plus simple à installer et à utiliser.
3. Google Stitch : designer d’interface sans designer
Stitch est l’outil qui intéressera tous ceux qui n’ont ni graphiste ni UX designer sous la main.
Le principe : vous décrivez dans un prompt l’interface dont vous avez besoin (par exemple, un tableau de bord de gestion de leads), vous fournissez éventuellement un document de référence (chartes, couleurs, polices), et Stitch génère une interface complète en quelques minutes.
Vous pouvez ensuite :
🔷Modifier les éléments, déplacer des blocs, affiner la mise en page.
🔷Utiliser une « HMAP » qui met en évidence les zones les plus regardées de l’écran pour optimiser les éléments clés.
🔷Demander des variantes (par exemple avec un style visuel « liquide glace ») et choisir celle qui convient le mieux.
Pour un non‑designer, c’est une façon très rapide de passer d’une idée à une maquette exploitable.
4. Gemini CLI : parler code avec Gemini, dans votre terminal
Gemini CLI (Command Line Interface) permet de dialoguer avec les modèles de Google directement depuis un terminal : c’est l’outil qui fera plaisir aux développeurs… et fera peur à ceux qui vivent encore dans Excel.
Une fois installé, vous pouvez :
🔷Lancer une session Gemini dans le terminal et lui demander la liste de ses capacités (analyse, exécution de commandes, documentation, refactorisation, etc.).
🔷Accéder à plusieurs modèles de Google gratuitement via une simple commande de sélection de modèle.
🔷Donner un fichier (par exemple un HTML ou le dépôt d’un projet) et lui demander de le transformer en application fonctionnelle.
La première version générée est souvent déjà utilisable, quitte à discuter avec l’IA pour une « version 2 » qui corrige les défauts de design ou ajoute des fonctionnalités.
C’est plus technique qu’un N8N ou un outil no‑code, mais pour qui sait (un peu) ce qu’est un terminal, le gain de temps peut être massif.
5. Opal : automatiser des workflows sans toucher à N8N
Opal est l’outil de Google Labs pour créer des workflows IA sans mettre les mains dans un outil d’automatisation complexe.
Au lieu de construire des scénarios à la main, vous décrivez ce que vous voulez faire, et Opal génère le workflow pour vous. Exemples :
🔷Mettre en place un système de qualification de leads qui pose des questions, classe les prospects selon l’industrie, l’urgence, les besoins, et prépare une proposition commerciale personnalisée.
🔷Créer un workflow qui prend une simple photo produit et génère automatiquement une publicité avec animation, texte et effets visuels.
Les résultats peuvent être suffisamment cohérents pour que des agences y trouvent une vraie source de productivité (ou un futur concurrent).
6. Pomelli : fabriquer une campagne pub de A à Z
Pomelli est le couteau suisse marketing de cette liste.
Vous lui fournissez les informations de votre marque (site, produits, couleurs, ton, etc.), et l’outil en extrait une « identité » qu’il va ensuite réutiliser pour créer une campagne cohérente. Avec Pomelie, vous pouvez :
🔷Générer de nouvelles photos produit via une fonction de « shooting photo » intégré.
🔷Demander une campagne complète pour un objectif donné (par exemple, la fête des mères pour des bagues connectées ciblant de jeunes mamans).
🔷Adapter les créatifs : polices, textes, call‑to‑action, descriptions, tout est modifiable.
On comprend vite pourquoi ce type d’outil inquiète les agences : à partir d’un simple brief, il sort un début de campagne quasi clé en main.
7. Flow + VO3 : des spots vidéo presque hollywoodiens
Flow est l’interface qui permet, entre autres, d’accéder au modèle vidéo VO3 pour générer des spots publicitaires à partir d’un simple prompt.
L’interface propose un champ de prompt, le choix du modèle (nano pour les images, VO3 pour la vidéo), le nombre de générations, la durée des vidéos, et même la création de personnages réutilisables d’une vidéo à l’autre pour assurer la cohérence.
On peut par exemple lui demander de créer un spot pour un parfum masculin : un homme ouvre une boîte mystérieuse, le parfum apparaît, le tout avec une mise en scène, une cohérence visuelle et une qualité d’animation qui commencent à ressembler à une production professionnelle.
Vu la trajectoire, on peut raisonnablement imaginer qu’à horizon deux ou trois ans, ce type d’outil permettra de produire de véritables courts‑métrages monétisables, sans équipe de tournage ni studio.
Gratuit, vraiment gratuit ?
Tous ces outils sont présentés comme « gratuits », et de fait, vous pouvez les utiliser sans sortir votre carte bleue. Mais « gratuit » veut dire, dans la plupart des cas :
🔷usage limité (modèles en preview, quotas de requêtes, durées de vidéo, etc.) ;
🔷possible bascule vers des offres payantes ou des plans « Pro » une fois que vous aurez pris goût à la puissance de l’outil.
Pour autant, pour un indépendant, une petite boîte ou un créateur de contenu, ces limites sont loin d’être rédhibitoires. Bien utilisés, ces outils peuvent remplacer plusieurs abonnements mensuels que d’autres paient déjà.
Et pour les lecteurs français : que pouvez‑vous vraiment utiliser aujourd’hui ?
C’est là que les choses se compliquent. Tous ces outils ne sont pas forcément accessibles de la même manière selon votre pays de connexion : certains services Labs de Google restent très géorestreints, en particulier côté vidéo et automation avancée. reddit
En pratique, pour un lecteur basé en France : ai.google
Google AI Studio / Gemini (web, API, CLI)
🔷Officiellement disponible en France, pour peu que votre compte soit bien éligible (majeur, pas de restriction particulière). developer.android
🔷C’est l’outil que vous avez le plus de chances de pouvoir utiliser sans acrobaties.
Stitch
🔷S’appuie sur Gemini et est annoncé comme global, mais certains pays européens reçoivent encore des messages du type « Sorry, Stitch is unavailable ». banani
🔷Depuis la France, c’est un grand « ça dépend » : certains comptes y accèdent, d’autres non.
Opal
🔷D’abord limité à quelques pays, Opal a ensuite été étendu à plus de 160 pays, dont de nombreux pays européens. opaltool
🔷Là encore, l’accès dépendra de votre compte et de l’activation des fonctionnalités Labs.
Pomelli
🔷Lancé d’abord dans un petit nombre de pays, puis élargi à plus de 170, sans liste détaillée publique. aimarketingtools
🔷C’est typiquement l’outil qu’il faut tester en direct : certains lecteurs y auront accès, d’autres pas, selon leur pays et leur compte.
Flow / VO3 (vidéo)
🔷Considéré comme non disponible de manière standard en Europe à ce stade : la plupart des tutoriels européens passent par un VPN et un compte rattaché à un pays éligible. blog
Moralité : on nous parle d’IA « globale », mais dans la pratique, c’est une IA à plusieurs vitesses, avec des frontières bien réelles, même si elles sont numériques.
Et si vous vous connectez depuis l’Espagne ?
Comme je vis désormais aux Canaries (Espagne), un mot pour mes lecteurs francophones vivant en Espagne ou se connectant depuis une IP espagnole.
🔷Pour Gemini / Google AI Studio / Gemini CLI, l’Espagne est officiellement dans les régions supportées, au même titre que la France. invest24
🔷Pour Opal et Pomelie, l’extension à 160+ ou 170+ pays inclut l’Europe de manière générale, ce qui donne de bonnes chances d’y accéder depuis une IP espagnole, en particulier si votre compte Google est configuré sans restrictions particulières. optiwebmarketing
🔷Pour Flow / VO3, la situation reste proche de celle de la France : l’outil est encore largement réservé à un nombre limité de pays, et de nombreux tutoriels « comment utiliser Veo 3/Flow en Europe » reposent encore sur le combo VPN + compte d’un pays éligible. rewarble
Autrement dit : selon que vous vous connectez depuis Paris ou depuis les Canaries, vous ne verrez peut‑être pas les mêmes outils dans Google Labs, alors même que la communication officielle parle d’IA accessible « partout ».
N.D.L.R
Mon choix personnel d’abonnement Google AI (et pourquoi je ne paie plus 21 €/mois)
Petite précision pour être transparent avec vous : je teste beaucoup d’outils Google, mais je fais aussi mes comptes.
Pourquoi j’ai gardé AI Plus à 5 €/mois
Google a beau présenter Gemini comme « partout » dans son écosystème, dans la pratique, sans abonnement, on se cogne très vite à des limites désagréables : modèles restreints, quotas serrés, fonctions absentes dans Gmail, Docs, etc. reddit
L’abonnement Google AI Plus, récemment descendu à environ 5 € par mois en France, change vraiment la donne : one.google
➡️ accès confortable à Gemini dans l’écosystème Google (au‑delà de la simple version gratuite bridée) ;
➡️ intégration directe dans mes usages quotidiens (mail, rédaction, recherche) ;
stockage Google One inclus, qui reste toujours utile.
Pour quelqu’un comme moi qui utilise Gemini tous les jours, mais surtout pour de la rédaction, de l’assistance et des analyses, ce palier à 5 € est, à mes yeux, un très bon rapport qualité‑prix.
Pourquoi j’ai arrêté AI Pro à ~21 €/mois
J’ai aussi testé pendant un bon moment Google AI Pro, autour de 21 €/mois en Europe. gemini Sur le papier, l’offre est séduisante :
➡️ plus de puissance, plus de quotas ;
➡️ accès étendu aux modèles « débridés » ;
➡️ davantage de stockage et d’options avancées.
En réalité, pour mon usage réel (beaucoup de texte, de tests d’IA, mais peu de gros projets vidéo ou de code en continu), la différence concrète avec AI Plus ne justifiait pas ces 21 € mensuels.
Payer quatre fois plus cher pour accéder à une petite partie de fonctionnalités supplémentaires, tout en sachant que de nombreux outils « sophistiqués » de Google (comme Flow/Veo, certains Labs, etc.) restent de toute façon géorestreints ou conditionnés à d’autres critères, finit par être plus frustrant qu’autre chose. numerama
Conclusion personnelle :
➡️ AI Plus à 5 € : je garde, c’est mon « minimum vital » pour profiter correctement de Gemini dans l’écosystème Google. macg
➡️ AI Pro (et au‑delà) : je laisse, tant que Google ne clarifie pas mieux ce qu’on obtient vraiment en plus, et tant que mes usages n’exigent pas cette surpuissance. blog-nouvelles-technologies
Je vous conseille donc de commencer par le palier le plus bas qui vous donne accès à ce dont vous avez réellement besoin, puis de ne monter d’un cran que si vous atteignez régulièrement les limites de votre formule actuelle.






La plateforme OpenRouter vient d'introduire une fonctionnalité majeure nommée « Fusion API » (ou Model Fusion).