On nous rebat les oreilles avec ce chiffre magique : 12/8.
Si vous avez plus de 60 ans et que vous n'affichez pas la tension d'un jouvenceau de 20 ans, vous êtes désormais catalogué « à risque ». Ne blâmons pas forcément votre médecin en premier lieu. Le vrai coupable, nous en avons déjà parlé ici, c’est le virage de 2017. Cette année-là, les instances médicales — sous l'influence directe de Big Pharma — ont décidé qu'un senior devait avoir la même tension qu'un jeune premier. Une aubaine pour les laboratoires, un désastre pour notre équilibre.
2017 : Le hold-up médical sur le troisième âge
Pourquoi ce changement brutal ? En 2017, les nouvelles directives américaines (reprises ensuite en Europe) ont abaissé le seuil de définition de l'hypertension.
D'un simple trait de plume, des millions de personnes qui étaient considérées comme « normales » la veille sont devenues « malades » le lendemain. Ce n'est pas de la médecine, c'est du markéting. En forçant les seniors à ne pas dépasser 120 mm/Hg (soit 12), on s'assure une prescription massive de molécules à vie.
Le problème ? Pour forcer une tension de jeune homme chez une personne de 79 ans, il faut des doses de cheval. Et c'est là que le piège se referme : pour soigner un chiffre sur un papier, on affame le cerveau en oxygène.
Le secret japonais contre le marketing de la pilule
Heureusement, tout le monde ne suit pas les consignes de l'industrie à la lettre. Les chercheurs japonais, qui en connaissent un rayon sur la gériatrie, le Japon étant un pays parmi les plus vieux du monde, ont mené l'étude Jatos, et les résultats sont sans appel : maintenir une tension entre 14 et 15 (140-150 mmHg) chez les seniors ne provoque pas plus d'AVC. Par contre, forcer la descente à 12 maximum, comme le veut la doxa de 2017, multiplie les risques de finir aux urgences.
L'étude européenne Hyvet enfonce le clou : chez les plus de 80 ans, une tension à 15 est non seulement normale, mais elle est protectrice contre le déclin général.
Le business de la chute
Le grand oublié de ces recommandations, c’est l'hypotension orthostatique. En nous assommant de médicaments pour satisfaire les normes de 2017, on provoque des vertiges dès qu'on se lève. C'est mathématique : moins de pression égale moins d'irrigation cérébrale lors d'un effort.
Les statistiques ne mentent pas : ceux qui conservent une tension autour de 14 ont 40 % de risques en moins de faire une chute grave. En voulant nous « protéger » d'un risque théorique d'AVC par des médicaments, ces nouveaux protocoles nous exposent à un risque bien réel et immédiat : la fracture de la hanche, la maison de repos et la perte d'autonomie.
Reprendre le pouvoir sur son tensiomètre
Il est temps de ne plus se laisser dicter sa vie par des statistiques formatées par les lobbies. Si vous vous sentez perdu, épuisé ou instable sur vos jambes, c'est que le protocole de 2017 ne vous convient pas. Votre corps vous envoie un signal d'alerte : il manque de pression pour fonctionner !
Votre médecin applique souvent ces directives par peur du contentieux ou par habitude des protocoles, mais c'est à vous de lui rappeler que vous n'êtes pas une statistique. Si vous jardinez, marchez et profitez de la vie avec 14 ou 15 de tension, pourquoi risquer l'accident pour satisfaire les objectifs de vente d'un laboratoire ?
Mes conseils pour rester debout
♦ Soyez votre propre juge : mesurez votre tension chez vous, au calme. Si elle oscille entre 14 et 15 sans symptôme, posez la question de l'utilité réelle d'un traitement agressif.
♦ Hydratation et sel : Ne laissez pas les régimes sans sel trop stricts aggraver votre baisse de pression. Votre cœur a besoin de ce carburant pour propulser le sang jusqu'aux neurones.
♦ La prudence au lever : Puisque les protocoles actuels tendent à nous mettre « au ras du sol », prenez toujours 30 secondes au bord du lit avant de vous mettre debout.
Personnellement, j'ai une technique particulière avant de me lever. Je pratique quelques étirements matinaux , qui me permettent de ne pas être "cassé" comme un vieillard durant les premières heures de la matinée. Voir cet article sur ce site.
En y allant doucement au début, parce que la plupart des gens ne se sont pas habitués surtout à plus de 65 ans . Il suffit d'y aller très progressivement si vous n'êtes pas familier de ce genre d'exercice.
En résumé : à plus de 60 ans, avoir 14 ou 15 de tension n'est pas une pathologie, c'est une adaptation physiologique. Ne laissez pas Big Pharma transformer votre sagesse en maladie.
Lien vers la vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=0h86Rdeinxo