Saviez-vous que l'OMS est devenue chinoise ?


Janvier 2026 : Trump décide de claquer la porte de l'OMS. Les États-Unis, qui finançaient 16% du budget, se retirent. Et là, surprise ! Pékin se précipite pour éteindre l'incendie. Résultat : l'Organisation mondiale de la Santé a maintenant une nouvelle patronne de facto. Une analyse particulièrement pertinente de Pierre Haski, dans sa chronique de ce matin sur France Inter, dont vous trouverez la référence à la fin de cet article.



Image : ChatGPT


Janvier 2026 : Trump décide de claquer la porte de l'OMS. Les États-Unis, qui finançaient 16% du budget, se retirent. 

Et là, surprise ! Pékin se précipite pour éteindre l'incendie. Résultat : l'Organisation mondiale de la Santé a maintenant une nouvelle patronne de facto

Voilà à quoi mène, entre autres, les foucades mortifères de Donald Trump, le milliardaire qui pense que le monde doit se gérer comme une “Real Estate”d’il y a 40 ans…


Le vide laissé par Washington, c'est l'or de Pékin

Quand on retire 16% du budget d'une organisation internationale, c'est comme enlever une colonne à un immeuble. Ça s'écroule. 

Sauf que la Chine était déjà sur place avec ses chèques à la main. En augmentant ses contributions volontaires, Pékin s'assure non seulement de renflouer les caisses, mais surtout d'avoir un droit de veto sur les priorités de santé mondiale. 

En diplomatie géopolitique : faire le sauveur, c'est se donner le contrôle.
La narration du "vrai responsable"

Pierre Haski l'explique bien : la Chine joue maintenant le rôle du grand défenseur des structures multilatérales, tandis que Washington passe pour le destructeur imprévisible. 

C'est David contre Goliath, sauf que David a les poches pleines et que Goliath s'est tiré une balle dans le pied. Et, ce qui n’arrange rien, Goliath est actuellement interprété par un incapable.
Le cargo des rongeurs : quand l'ironie devient factuelle

Un bateau contaminé erre d'un port à l'autre, bloqué partout. 

L'OMS rêve d'imposer un traité lui donnant le pouvoir de gérer les crises sanitaires transfrontalières. Mais spoiler alert : ça n'a pas marché. Pourquoi ? 

Parce que les États gardent jalousement leur souveraineté. Même Pékin, qui soutient une OMS plus puissante (tant qu'elle tire les ficelles), ferme ses ports. Bienvenue à l'ère post-multilatérale. 


Le vrai prix du départ américain : qui finance VRAIMENT l'OMS ?

Voici le détail qui va vous faire grincer des dents : en perdant le financement stable des États-Unis, l'OMS se voit forcée de courir après l'argent privé. Des pharmas, des fondations, des lobbies.

Et qui arrive en tête de liste des financiers privés ? Je vous le donne en milliards : la Fondation Bill & Melinda Gates !
 

Oui, Bill Gates – le même qui a transformé la "philanthropie" en empire. Depuis qu'il a quitté Microsoft pour "sauver l'humanité", sa fortune a doublé. 
 

Et comment ? Grâce à ses investissements stratégiques dans les biotechs et les pharmas qui, tenez-vous bien, bénéficient directement des priorités définies par l'OMS qu'il finance.
 


C'est un système d'une efficacité redoutable :

 

→ Gates finance l'OMS,
 

→ l'OMS définit les priorités sanitaires mondiales,
 

→ ces priorités favorisent les solutions pharmaceutiques où Gates a des participations,
 

→ sa fortune explose,
 

→ il se présente en sauveur de l'humanité,
 

→ personne ne pose de questions !
 

Donc, qui contrôle l'OMS en 2026 ? 
 

Pas simplement "la Chine". C'est bien plus pervers :
 

→ La Chine (via ses contributions massives et ses leviers diplomatiques)
 

→ Bill Gates & sa fondation (via un financement privé massif qui lui donne un droit de regard sur les décisions sanitaires mondiales)
 

→ Les grands pharmas (par procuration, via les priorités définies par l'OMS)
 

L'OMS n'est plus une institution multilatérale démocratique – c'est devenu une arène où s'affrontent deux superpuissances (Pékin et la technocratie philanthropique occidentale) tout en partageant le même intérêt : privatiser la santé mondiale.
 

Conclusion :  
 

Celui qui paie commande ! C’est le mot d’ordre, le leitmotiv de notre monde lamentable.
 

Adieu l'indépendance de façade. L'Organisation mondiale de la Santé est désormais officieusement dirigée par ceux qui la financent : la Chine et les milliardaires "philanthropes" qui ont transformé la charité en machine à s'enrichir.
 

Trump a voulu frapper une institution. Il a créé un vide. Et Pékin et Gates le remplissent ensemble, chacun tirant la couverture à soi.
 

Pendant ce temps, les cargos pourris errent en mer parce que personne n'a l'autorité pour décider – ou plutôt, parce que ceux qui décident pensent d'abord à leurs intérêts.
 

C'est ça, la santé mondiale en 2026.
 

Après tout cela, on ne s'étonnera plus que dans le monde d'aujourd'hui, il n'y a pas que la planète qui va mal. 
 

Il y a aussi ses habitants, qui ne vont pas bien du tout.
 

Et, l’une des principales raisons de cet état de fait, si ce n'est la première, c'est que la santé, ce trésor le plus important de l'humanité, est gérée par des organismes et des individus qui ne pensent qu'à leur intérêt pécuniaire. 

« Les neuf dixièmes de notre bonheur reposent sur la santé. Avec elle, tout devenait source de plaisir ».  

Arthur Schopenhauer / Aphorismes sur la sagesse dans la vie

N.D.L.R : je me suis permis de modifier la temporalité de la deuxième partie de cette citation. 
En effet, tous les plaisirs de la santé sont désormais … pour eux. À savoir : la plupart des États, les Pharmas et tous ceux, et ils sont nombreux, qui en profitent.

Références

 

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/geopolitique/geopolitique-du-mercredi-06-mai-2026-1564693
 

 https://www.tdg.ch/geneve-le-retrait-de-donald-trump-secoue-loms-589948635780
 

 https://www.lorientlejour.com/article/1444390/la-chine-sengage-a-soutenir-loms-apres-le-retrait-americain-porte-parole.html
 

 https://www.sciencepresse.qc.ca/actualites-scientifiques/2026/02/20/remplacer-oms-alternative-plus-couteuse


 


Mercredi 6 Mai 2026
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