Le "French Kiss" à la sauce Trump : Quand nos fleurons font la révérence

On aurait pu espérer un peu de panache, une certaine "exception française". Mais non. Dès le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, une partie du CAC 40 a dégainé le carnet de chèques et les sourires de circonstance. Derrière les discours officiels sur les valeurs et l'éthique, la réalité est beaucoup plus pragmatique : le business d'abord, la morale plus tard (ou jamais).



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Les courtisans de Washington

Certains grands patrons n'ont pas attendu l'investiture pour montrer patte blanche. Rodolphe Saadé, le patron de CMA-CGM, s'est rendu en personne à Washington pour promettre des milliards d'investissements sur le sol américain. C’est ce qu’on appelle une diplomatie du portefeuille bien rodée.

De son côté, Bernard Arnault (LVMH) a joué les facilitateurs en coulisses. Il a activement œuvré auprès des responsables européens pour qu'ils calment le jeu face aux menaces de Trump, prônant la signature d'un accord commercial plutôt que la confrontation. Une manière subtile de protéger ses sacs de luxe contre les tempêtes tarifaires.
Profits de guerre (commerciale) et services troubles

Si certains discutent investissements, d'autres encaissent déjà les dividendes de la nouvelle ère :

Total Energies se frotte les mains : le groupe est l'un des premiers bénéficiaires de la stratégie américaine visant à inonder l'Europe de gaz.

Plus inquiétant encore, Capgemini a franchi une étape supplémentaire dans la collaboration. En décembre dernier, le groupe a signé un contrat avec l'ICE, la force anti-migrants américaine, pour fournir des services de "recherche de personnes"destinés à faciliter les déportations. On est loin de l'image de la tech "humaniste".

Même avant l'élection, des filiales d'Airbus, EDF et Sanofi avaient déjà discrètement soutenu financièrement des candidats trumpistes.
Le démantèlement des acquis depuis Paris ?

Le plus ironique dans cette histoire, c'est l'enthousiasme de certains dirigeants français qui rêvent d'importer chez nous les recettes de Trump : coupes budgétaires massives, dérégulation sauvage et fin des contraintes écologiques.

D'ailleurs, cette alliance entre l'administration Trump, l'extrême droite et certaines multinationales a déjà porté ses fruits en Europe : ils ont réussi à vider de sa substance la directive européenne sur le devoir de vigilance, qui devait obliger les entreprises à respecter les droits humains et le climat.

 
 

Références pour vérification
 

 Détails sur le DOGE et Elon Musk

 Rapport sur le devoir de vigilance européen

 Contrats de Capgemini avec l'ICE


N.D.L.R
Tout cela prouve, s'il en était besoin, qu'entre la politique de Trump et celle des grandes entreprises, qu'elles soient américaines ou françaises,
il n'y a qu'une seule différence : Trump ne connait pas la vaseline. 

 

 


Samedi 24 Janvier 2026
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