L’année s'est achevée pour moi sur les rotules, au sens propre comme au figuré. Des microfractures, des ligaments plombés, comme si le vacarme médiatique et les énormités virales quotidiennes avaient fini par traverser mon oreille interne pour se répandre dans mon cortex et descendre jusqu'à mes genoux.
Le diagnostic est tombé : une fracture de fatigue. "Trop de choses à porter", m'a dit le médecin [01:15].
La semaine dernière, j'ai fait une petite blague pour lancer Blitz, notre nouvelle maison d’édition. J’ai repris mot pour mot le discours de campagne d’Emmanuel Macron de 2016. Certains y ont cru, d'autres en ont ri, mais l'objectif était de montrer l'écart abyssal entre les promesses politiques et la réalité du terrain [02:24]. Je vous rassure, je reste à ma place : il y a énormément de travail car rien n'est écrit. La campagne présidentielle à venir fera s'effondrer bien des mensonges.
Le bilan Macron et l'ombre de l'extrême droite
Le mensonge sera la marque indélébile du double quinquennat d'Emmanuel Macron : sur l'économie, la diplomatie, la réduction des inégalités ou le respect de la démocratie [03:27]. Ces mensonges génèrent frustration, colère et répression. Aujourd'hui, la France de Macron ne tient que par sa police et ses médias, alors que nous, le peuple intoxiqué, courbons l'échine.
Dans ce contexte, l'extrême droite est aux portes du pouvoir, comme aux États-Unis. Ce ne sont pas les sondeurs qui nous éclaireront sur la pensée profonde du peuple. On tente de nous faire croire que Jordan Bardella, ce petit bourgeois soutenu par les super-riches, tiendra la distance. Mais comme le disait Orwell dans 1984, celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé et du futur [05:10].
Le combat pour la vérité
La vérité est le lieu d'un combat acharné entre les puissants qui veulent la déformer et ceux qui veulent la révéler. Avec l'influence grandissante des médias aux mains des milliardaires, la situation a empiré. Un journaliste ne peut être ni neutre ni objectif, car ses valeurs orientent son regard. Sa seule cause doit être la vérité [07:30].
C'est pour porter cette exigence que nous créons notre maison d'édition. La littérature est ce qui nous sauve quand nous sommes seuls. Alors que l'extrême droite occupe le terrain éditorial, il est temps de réagir.
La médiocrité et le "temps des salauds"
Je n'ai plus l'énergie de répondre aux critiques permanentes nous accusant d'être trop à gauche ou trop radicaux. Ayant survécu à l'affaire Clearstream, je suis désormais insensible aux donneurs de leçons. Les moralisateurs de gauche me fatiguent plus que les "petits fachos" : avec ces derniers, on sait immédiatement à qui l'on a affaire [12:05].
Nous vivons le "temps des salauds", comme le décrit Hugues Jalon. Un temps où l'euphémisme règne. Bourdieu avait raison sur la médiocrité : ce sont souvent les plus médiocres et les plus jaloux qui veulent empêcher les autres d'avancer. Ces "professionnels de la profession" se cachent derrière leur carte de presse pour marquer une frontière entre eux et nous. Je préfère de loin les chercheurs, les amateurs et les étudiants qui oublient leur carte pour se concentrer sur l'essentiel [15:25]
Un monde inversé et l'horloge de l'apocalypse
Le monde actuel donne des migraines. Benjamin Netanyahou reçoit des élus d'extrême droite dont les partis ont été fondés par d'anciens nazis [18:42]. Des polémistes sur CNews appellent à organiser des "rafles" de migrants [19:09].
Donald Trump, à Davos, a livré 72 minutes de dinguerie, multipliant les erreurs factuelles et les menaces, comme celle de s'approprier le Groenland [22:17]. C'est un régime ouvertement fasciste qui étend son voile noir, instrumentalisant la souffrance sociale sans jamais la résoudre.
L'horloge de l'apocalypse, créée par Einstein, indique désormais 85 secondes avant minuit [27:07]. Nous vivons un "Armageddon de l'information" où la technologie prédatrice propage les mensonges plus vite que les faits.
Conclusion
Je ne suis pas une intelligence artificielle, même si cet éditorial utilise volontairement quelques images générées par IA pour montrer la contamination actuelle des réseaux et vous inviter à la vigilance [29:42].
Je dédie ce premier édito de 2026 à mon père, parti le 7 janvier dernier. C’est le jour où je commençais à aller mieux. Regarde papa, je ne boite plus. On va s'en sortir.
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