L'Affaire de Caracas : Quand le Marteau de Trump Brise le Miroir du Dollar en égratignant seulement le mur des BRICS


L'année 2026 s'est ouverte sur une déflagration qui dépasse de loin les frontières du Venezuela. Le 3 janvier, l'opération militaire américaine à Caracas et la capture spectaculaire de Nicolas Maduro ont été présentées par la Maison-Blanche comme une victoire totale de la « Doctrine Monroe 2.0 ».



Même pas mal ! Image Gemini 3.0
 

Pourtant, pour quiconque observe les flux financiers et les équilibres géopolitiques avec la rigueur d'un ancien officier comptable, ce coup d'éclat ressemble davantage à l'acte de décès d'une hégémonie qu'à sa restauration. En voulant frapper fort, Donald Trump a brisé l'outil même qui permettait aux États-Unis de dominer le monde sans tirer une seule balle : le pétrodollar.

 


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Partie 1
La fin de l'inéluctabilité monétaire

Le véritable séisme n'est pas militaire, mais systémique. Dès 2024, l'Arabie saoudite avait lancé un avertissement clair en signifiant son intention de se détacher du dollar pour ses transactions pétrolières, mettant fin à un pacte de cinquante ans. Ce signal, ignoré par Washington, s'est transformé en une réalité implacable le lendemain de l'attaque de Caracas. En quelques heures, les circuits financiers alternatifs des BRICS — les systèmes russe SPFS et chinois CIPS — ont pris le relais pour sécuriser les exportations vénézuéliennes.
Le monopole du billet vert sur l'énergie n'est plus qu'un souvenir. 

Ce découplage, amorcé par Riyad et validé par l'incapacité américaine à bloquer techniquement les ventes de pétrole du Venezuela à la Chine, marque l'insolvabilité de la menace financière occidentale. Pour un pays producteur, le dollar n'est plus une valeur refuge, mais un actif à risque politique majeur.
Le monde multinodal face à la force brute

Nous sommes entrés dans l'ère du monde « multinodal ». Contrairement à la guerre froide où deux blocs rigides s'affrontaient, l'architecture actuelle repose sur des réseaux flexibles d'intérêts mutuels. En capturant Maduro, Trump pensait isoler un régime ; il a en réalité activé un « système immunitaire global ». La Russie, la Chine, l'Iran, mais aussi de manière plus nuancée l'Inde et le Brésil, ont immédiatement coordonné leurs réponses pour prouver que la souveraineté d'un nœud du réseau est défendue par l'ensemble de la structure.

Cette transformation rend l'usage de la force brute contre-productif. Trump peut capturer un dirigeant, mais il ne peut pas enlever le président chinois ou le président russe. Déclencher un conflit frontal avec de telles puissances nucléaires et technologiques serait un suicide collectif. En agissant de manière unilatérale, Washington se coupe également de ses alliés européens, comme la France et l'Allemagne, qui voient dans cet imprévisibilisme une menace directe pour leur propre autonomie stratégique.
Une faillite stratégique au bilan comptable désastreux

D'un point de vue strictement comptable, la situation des États-Unis en ce début 2026 est alarmante. Avec une dette dépassant désormais les 38 000 milliards de dollars et un service de la dette qui devient le second poste de dépense fédéral, l'empire américain vit à crédit sur une confiance qui s'évapore. La Nouvelle Banque de Développement des BRICS propose désormais une alternative crédible : des prêts en monnaies locales basés sur des actifs réels, loin de la « cavalerie financière » de Wall Street.
 

Le piège s'est refermé : plus Washington utilise sa puissance militaire pour compenser son déclin économique, plus il accélère l'adoption de systèmes concurrents. Les contrats pétroliers vénézuéliens déjà signés avec Moscou et Pékin sont des engagements que même l'armée la plus puissante du monde ne peut effacer sans provoquer un effondrement des marchés dont les États-Unis seraient les premières victimes. En janvier 2026, l'arrogance tactique semble avoir scellé une défaite stratégique historique.

 


Partie 2
La chute du pétrodollar et l’éveil du monde « multinodal »
 

Le 3 janvier 2026 restera sans doute dans les livres d’histoire comme le jour où l’équilibre mondial a basculé. Ce qui a commencé par une opération militaire spectaculaire des États-Unis à Caracas pour capturer Nicolas Maduro s'est transformé en un véritable séisme financier. Pour comprendre pourquoi cet événement est si crucial, il faut d’abord décrypter certains termes qui semblent complexes mais qui cachent une réalité très concrète pour notre portefeuille. 
Pour comprendre ce qui s'est passé : qu’est-ce que le « Pétrodollar » et pourquoi est-il en danger ?

Le Pétrodollar n’est pas une monnaie physique, mais un système né dans les années 1970. À l'époque, les États-Unis et l’Arabie saoudite ont passé un contrat simple : le pétrole ne serait vendu qu’en dollars américains. En échange, les États-Unis assuraient la protection militaire du royaume saoudien.
 

Pour nous, cela signifiait que chaque pays au monde devait posséder des dollars pour pouvoir acheter de l’énergie. Cela donnait aux États-Unis un pouvoir immense, car ils étaient les seuls à pouvoir imprimer cette « monnaie universelle ». Cependant, dès 2024, l'Arabie saoudite a commencé à briser ce pacte en acceptant d'autres monnaies, comme le Yuan chinois. En frappant le Venezuela en 2026, Donald Trump a involontairement poussé les pays producteurs à abandonner encore plus vite le dollar pour se protéger des sanctions américaines.
Du monde unipolaire au monde « Multinodal »

Pendant longtemps, nous avons vécu dans un monde unipolaire : il n’y avait qu’un seul patron, les États-Unis. On parle parfois de monde multipolaire pour dire qu'il y a plusieurs puissances (Chine, Russie, etc.). Mais l’analyste Mearsheimer va plus loin avec le terme multinodal.
 

Imaginez un réseau comme Internet ou une toile d'araignée. Un monde multinodal ne repose pas sur un ou deux chefs, mais sur plusieurs « nœuds » (ou centres) très solides qui sont connectés entre eux. Si vous coupez un fil (par exemple en isolant le Venezuela), le reste du réseau continue de fonctionner grâce aux autres nœuds comme Pékin, Moscou ou Téhéran. En capturant Maduro, Trump a activé le « système immunitaire » de ce réseau : les autres nœuds se sont immédiatement entraidés pour compenser l'attaque.
La fin du monopole du « messager » bancaire (SWIFT)

Pour transférer de l'argent d'un pays à l'autre, les banques utilisent un système de messagerie sécurisé appelé SWIFT. C'est un peu la « poste » des banques mondiales. Comme cette poste est dominée par les Occidentaux, les États-Unis s'en servent souvent pour punir des pays en leur interdisant d'envoyer des messages.
 

Pour répondre à cela, les pays émergents ont créé leurs propres messageries :
 

Le CIPS : C'est le système chinois qui permet de faire des virements sans passer par le dollar.

Le SPFS : C'est l'équivalent russe créé pour ne plus dépendre de l'Europe ou des États-Unis.
 

Lors de la crise de janvier 2026, le Venezuela a pu continuer ses transactions financières en moins de 48 heures en basculant simplement sur ces nouveaux systèmes.
Les BRICS et leur Banque : les nouveaux créanciers

Les BRICS regroupent à l'origine le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, rejoints depuis par de nombreux autres pays. Ils ont créé la Nouvelle Banque de Développement (NBD). Contrairement aux banques traditionnelles basées à Washington, cette banque prête de l'argent dans les monnaies locales des pays.
 

Cela signifie qu'un pays n'a plus besoin d'être « solvable » en dollars pour se développer. Il peut s'appuyer sur ses ressources réelles (comme le pétrole ou les minerais) pour obtenir des crédits auprès des BRICS. 
 

C'est ce qui se passe actuellement au Venezuela : malgré la capture de son président, l'économie ne s'effondre pas car les contrats signés avec la Chine  et la Russie, quand les États-Unis ont commencé à s'en prendre au Venezuela, sont garantis par ces nouvelles institutions.
 

En résumé, en voulant faire une démonstration de force militaire, Donald Trump a paradoxalement prouvé que le monde avait désormais les moyens de se passer des États-Unis. La force brute ne suffit plus quand le système comptable mondial a déjà changé de mains.
 

 
  Références les plus importantes  

Vidéo source : LA PRISE DE MADURO ET L’ÉVEIL DU POUVOIR MULTINODAL (YouTube)
 

https://youtube.com/watch?v=zmQ-BQSc3Vw
 

Cette vidéo est essentielle car elle détaille minute par minute comment l'opération américaine à Caracas a servi de déclencheur pour l'activation des systèmes financiers alternatifs des BRICS, illustrant parfaitement le concept de monde multinodal.
 

TV5Monde : Attaque sur le Venezuela par les États-Unis : ce que l'on sait (Janvier 2026)

https://information.tv5monde.com/international/attaque-sur-le-venezuela-par-les-etats-unis-ce-que-lon-sait-2803604
 

Wikipédia : Frappes américaines de 2026 au Venezuela

https://fr.wikipedia.org/wiki/Frappes_am%C3%A9ricaines_de_2026_au_Venezuela
 

Forbes : With The U.S. Debt A Staggering $38 Trillion Dollars, Who Exactly Do We Owe? (Janvier 2026)

https://www.forbes.com/sites/dougmelville/2026/01/04/with-the-us-debt-a-staggering-38-trillion-dollars-who-exactly-do-we-owe/
 

Banque des règlements internationaux (BRI) : Mise à jour sur l'innovation et le projet mBridge (2025-2026)

https://www.bis.org/about/bisih/about.htm
 

New Development Bank (NDB) : Stratégie générale 2022-2026 et prêts en monnaies locales

https://www.ndb.int/news/ndb-board-of-governors-approved-the-banks-general-strategy-for-2022-2026/
 

Financial Times / Motilal Oswal : La fin de l'accord pétrodollar entre l'Arabie saoudite et les États-Unis

https://www.motilaloswal.com/learning-centre/2024/6/saudi-arabia-ends-petrodollar-deal-with-the-us


 

Le marteau est gros, mais le mur est grand. Image Gpt 5.2

Dimanche 4 Janvier 2026
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