Sexualité des seniors : pourquoi le désir n'a pas d'âge

Selon une étude de l'Inserm publiée en novembre 2024, 56 % des femmes de 50 à 89 ans et 73 % des hommes du même âge ont encore une vie sexuelle active. Pourtant, parler d'amour, de désir et de sexualité chez les seniors reste un tabou tenace. L'émission "Grand bien vous fasse" s'est penchée sur cette question essentielle, entourée de sociologues, de thérapeutes et de témoins, pour explorer comment l'intimité se réinvente, loin des diktats du jeunisme et de la performance.




Image : chatGPT
Le poids des représentations : lever le tabou de l'âgisme

Le mot « vieux » fait peur. Dans notre société occidentale, vieillir est trop souvent synonyme de déclin, et la vieillesse est invisibilisée, particulièrement lorsqu'elle touche à l'intimité. Le sociologue Serge Guérin et la psychanalyste Cécilia Commot rappellent que cette mise à l'écart repose sur un double héritage :
 

Un tabou culturel historique : Longtemps, la sexualité a été moralement réduite à la procréation. Une fois l'âge de procréer dépassé, le désir est inconsciemment jugé inutile, voire déplacé.
 

Le culte de la jeunesse (« le jeunisme ») : Les représentations médiatiques et publicitaires imposent un corps jeune, lisse et performant comme unique vecteur de désir.
 

Ce diktat esthétique pèse lourdement sur l'estime de soi des seniors. Le témoignage de Jocelyne, 72 ans, illustre cette souffrance : se sentant « hors du marché », elle craint le regard de l'autre sur son corps marqué par le temps. Pourtant, les experts rappellent que ce regard tyrannique est souvent le nôtre.
 

À cela s'ajoute le regard des enfants adultes. Pour beaucoup, imaginer la sexualité de leurs parents vieillissants relève d'un interdit inconscient proche du tabou de l'inceste. Parfois, les rôles s'inversent de façon abusive : les enfants s'érigent en censeurs de la vie affective de leurs parents, les infantilisant au lieu de respecter leur statut d'adultes libres.
 

 
  2. De la performance à l'intimité : réinventer le désir

Vieillir impose inévitablement des mutations physiques : ménopause, andropause (baisse de la testostérone), sécheresse vaginale ou troubles de l'érection. Si certains, à l'instar du photographe Jean-Marie Périer, perçoivent la vieillesse comme un naufrage inéluctable (N.D.L.R : que n'a-t-il appris à nager) où la nostalgie remplace le désir, les sexologues défendent une tout autre réalité.
 

Pour le Dr Céline Candillier, vieillir est l'occasion idéale de s'affranchir de la « tyrannie de la performance ». La sexualité des seniors se déplace de l'acte purement génital vers ce qu'elle nomme le papotage corporel : une intimité faite de présence, de sensualité, de toucher et de complicité, où la pénétration n'est plus l'unique finalité.
 

Les témoignages prouvent que le coup de foudre et la passion charnelle ne s'éteignent pas avec les années :
 

Dominique, 80 ans, raconte avoir rencontré l'amour de sa vie à l'aube de ses 80 ans. Elle décrit une relation passionnée, affirmant aimer « comme à 15 ans » et faire l'amour « comme à 40 ans ». Un véritable réveil corporel et affectif.
 

Frédéric, 56 ans, partage quant à lui ses doutes face à une partenaire plus jeune, illustrant la persistance du désir, mais aussi de l'anxiété de performance, un frein psychologique qui nécessite souvent d'apprendre à écouter son corps plutôt que ses peurs.
 

 
  3. Le défi de l'institution : préserver la liberté et le consentement en EHPAD

La question de la vie affective devient particulièrement complexe lorsque les seniors entrent en institution (EHPAD). Catherine, professionnelle du secteur, souligne les difficultés quotidiennes liées à l'accompagnement de la vie intime des résidents.
 

Le respect du domicile : Juridiquement, la chambre d'un résident en EHPAD est son domicile privé. Pourtant, préserver l'intimité y relève parfois du parcours du combattant. Des gestes simples, comme frapper avant d'entrer, installer des lits doubles ou respecter les moments d'isolement, demandent une véritable sensibilisation des équipes soignantes.
 

Le défi éthique du consentement : En présence de troubles cognitifs ou de pathologies neurodégénératives, la question du consentement mutuel au sein des couples en institution est au cœur de débats éthiques complexes. Elle demande un dialogue constant entre les résidents, les familles et le personnel médical.
 

Autoriser et faciliter la vie affective en institution n'est pas un luxe, c'est un enjeu de santé publique. Les experts rappellent qu'une intimité épanouie stimule la production d'endorphines et d'ocytocine, réduit l'anxiété, améliore le sommeil et combat efficacement la dépression et le sentiment d'isolement.
 

 
  Le mot de la fin

Vieillir et désirer ne sont pas incompatibles : ils sont indissociables.

Si le corps change, la capacité d'aimer, de ressentir et de partager reste intacte pour qui s'autorise à la vivre.

La sexualité des seniors n'est pas une simple réplication des codes de la jeunesse, elle est une réinvention plus libre, plus douce et souvent plus authentique de la relation à l'autre.


 

Source 👍
Grand bien vous fasse : les vieux ont-ils le droit de faire l’amour ?

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-mardi-26-mai-2026-3314466


 

N.D.L.R

J’aurai 80 ans en décembre prochain.

Je suis encore en pleine forme, physique comme sexuelle.

Et, pourtant, après avoir été marié deux fois et eu deux fois deux enfants, je vis seul depuis trente ans. Et parfaitement heureux, aussi bien psychiquement que sexuellement. Ce qui, d'après les statistiques, est tout à fait inhabituel.


Cette très longue solitude m'a permis de constater que vieillir seul était beaucoup plus bénéfique pour ma libido, entre autres, que vieillir en compagnie.

La preuve : bientôt octogénaire, j'érige encore comme un jeune homme.

 

J’ai toujours bénéficié d’une libido tout à fait conséquente lorsque j’étais plus jeune et comme j’ai choisi de vieillir seul, elle se rappelle toujours à moi et je me fais un plaisir de l’assouvir.
 

De plus, ayant découvert depuis bien longtemps les joies du point P, je n’ai plus besoin de personne pour profiter d’une sexualité épanouie. Pour les détails, voir la rubrique sexualité de ce site. 
 

De fait, je suis devenu autosexuel, un département  de la sexologie dont on ne parle jamais, mais qui, à mon avis, existe bel et bien et vraisemblablement prolifère dans le triste monde dans lequel nous vivons. Aussi bien pour la gent féminine que pour la masculine.


J'ai toujours pensé que le sexe, au contraire des défuntes piles Wonder, ne s'use que ... si l'on ne s'en sert pas.

Je ne sais ce qu'il en est chez les femmes, vu que je n'en ai jamais pratiqué aucune de plus de 40 ans, mais, en ce qui concerne les hommes, je pense que pour beaucoup, l'impuissance ou la fin de l'attrait pour le sexe résulte du simple fait qu'ils n'écoutent plus leur libido.

 

En effet, comme l’indique le podcast, quand on vieillit à deux et que sa ou son partenaire ne désire plus ou très peu  faire l’amour, assurer sa propre sexualité devient très difficile. Problème qui n'existe pas chez les solitaires.

J'ai personnellement constaté que moins on s'intéresse à notre libido, moins elle s'intéresse à nous.

Bien entendu, lorsqu'on vit seul et que l'on n'a pas d'imagination, ce qui est mon cas, le seul stimulus disponible, c'est la pornographie. Comme il est dit dans le podcast, il ne faut pas la vouer aux gémonies, elle reste un adjuvant très utile pour les personnes âgées. À condition de ne pas en devenir esclave, évidemment.

Comme en toutes choses, l'excès nuit.

En ce qui concerne le sildénafil, s'il s'avère nécessaire et que l'on n'a pas de problème cardiaque, pourquoi pas. Le problème, c'est que si vous en prenez l'habitude, vous ne pourrez plus vous en passer.

Personnellement, je ne l'ai utilisé que lorsque j'avais encore des rapports étroits avec la gent féminine et que je tombais, ravi, sur une femme multiorgasmique. Ce qui, en Thaïlande et à Madagascar m'est arrivé très souvent. Abandonner une partenaire de cette qualité au bord de son chemin eut été un manque de charité impardonnable. Et, dans ce cas, le Kamagra local, fort peu dispendieux au demeurant, se révélait un allié redoutable.

Mais, en solo, jamais.

Devrais-je mentionner que, bien que j’approche de mes 80 ans, j'apprécie énormément la capacité de me transporter au septième ciel quand je le désire et sans dépendre de qui que ce soit ? Ce qui n'est certainement pas étranger à l'étonnante énergie physique et psychique qui continue de m'habiter.

Je suis parfaitement conscient que cela ne manquera pas d'avoir une fin. C'est fou comme passé 75 ans on peut avoir conscience de notre finitude. À tel point si j'ai très peur de la maladie et de la dépendance, je n'ai absolument pas peur de la mort. C'est pour cette raison que, si demain je tombe très malade, je mettrais moi-même un terme à mes souffrances.

Sans aucun regret. J'ai eu des vies très différentes. J'ai toujours été maître de mon destin et j'ai, la plupart du temps, fait les bons choix. Pour la seule raison que je n'ai toujours eu qu'une obsession : me connaître moi-même. Et savoir en déduire les conséquences qui s'imposent.


Et, contrairement à Mallarmé, si j'ai lu beaucoup de livres, pour moi, la chair n'a jamais été triste😉.

N.B

Pour information, et comme je n'aime pas que le sexe, mais aussi les nouvelles technologies, je vous informe que, pour obtenir de la part de Gemini un résumé de ce long podcast qui dure presque une heure, j'ai essayé plusieurs techniques et finalement, j'ai réussi avec celle-ci :

Pendant que je faisais autre chose, j'ai enregistré sur mon smartphone le podcast avec mon enregistreur Vandlion 128 Go, 50 € tout compris, que je vous recommande.

Au départ, le fichier Wav faisait 80 MO et il a été tout simplement refusé par Gemini Flash version 3.0.

J'ai alors demandé à VLC de me transformer ce fichier en un fichier MP3, qui faisait 44 MO.

Gemini 3.0 Flash a encore refusé de traiter ce fichier, en me racontant, à tort, que le fichier n'existait pas, alors que je pouvais l'écouter sans problème sur VLC.

Pour cette raison, je me suis tourné vers Google AI Studio et, avec la même version 3.0 de Gemini Flash, mais avec une interface nettement supérieure à celle de l’application Windows, j'ai facilement généré un excellent résumé du podcast.

 

En 39 secondes et pour 90 000 tokens seulement, sur 1 million, je le rappelle avec cette I.A. Ce qui permettrait, en théorie, de traiter des fichiers audio de plus de dix heures !

Je rappelle que Gemini 3.0 Flash accepte jusqu'à un million de tokens dans sa fenêtre contextuelle. Ce qui permettrait, en théorie, de traiter des fichiers audio de plus de dix heures.
 

Je dois préciser que j'ai utilisé, dans ce cas, sur Google AiStudio, mon API Google, que j'ai achetée 5 € et qui, à la vitesse où elle s'utilise, me durera très longtemps.

Je ne sais pas ce que cela peut donner en mode gratuit, mais j'ai constaté que Google AiStudio devenait beaucoup plus gourmand, ou plutôt comportait beaucoup plus de limitations qu'auparavant, en mode gratuit.

 

En revanche, en mode API, La réponse parfaite a duré un peu plus d'une demi-minute. Et, avec très peu d'impact sur mes cinq euros. 

 

 


 


Mardi 26 Mai 2026
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