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« La force du collectif c’est qu’on n’est pas déprimé en même temps » [Geneviève Fontaine]




Clitoridienne ou vaginale?

Un excellent article d'Agnès Viard, sur son blog les 400 culs, qui remet les pendules à l'heure, ou plutôt le clitoris à sa vraie place. Il n'est pas un appendice superfétatoire du vagin, c'est le vagin qui n'est que le prolongement du clitoris. Ce qui remet en cause un croyance fort répandue chez les hommes, et trop souvent chez les femmes aussi. A savoir que le pénis serait indispensable à la jouissance féminine ! Intéressant, non ?



Clitoridienne ou vaginale?
Source : Les 400 culs
La planète sexe, vue et racontée par Agnès Giard.


Cet article date du 16/04/2008, mais contrairement à moi, il n'a pas pris une ride.

En 1686, Yoshida Hambei, écrivain érotique, dit qu'il se trouve un «doigt tendu» au fond de la vulve. Et que si l’homme ne touche pas ce doigt, Bouddha restera absent… A la recherche de ce fameux doigt (dont je n’avais jamais entendu parler)… j’ai trouvé, tiens, le clitoris.

Les Japonais du XVIIe siècle savaient-ils faire jouir une femme ? Partant à la recherche de ses zones érogènes, ils en dénombrent entre 3 et 9 du côté du clitoris : en surface, le sexe féminin (appelé «porte royale») leur dévoile des trésors qu’ils comparent à des «sanctuaires». Puis plongeant plus profond leur quête quasi-spirituelle, certains —comme Yoshida Hambei— essayent de voir s’il n’y a pas des choses intéressantes par là aussi.

«La porte royale de bonne qualité se situe naturellement assez haut. (…) Ces abattants se rejoignent sur la fente ; l’intérieur de celle-ci est doux, avec une chair tendre, alors que les bords extérieurs se ferment pour serrer l’instrument. Ainsi cette porte s’adapte à toutes les formes, grandes et petites, elle est docile comme l’eau qui épouse n’importe quel galbe. Au dedans se trouve un quartier de mandarine, mou et charnu. Et tout au fond apparaît une petite saillie rattachée à la partie supérieure, comme un doigt tendu. Quelle que soit la porte, cette saillie est toujours là, sous le même aspect. (…) Quand ce méat est suffisamment long et proéminent, la femme pousse des cris joyeux au cours de l’extase. Les dames les plus vertueuses éprouvent une sensation inexprimable, chaque fois que l’outil du seigneur touche cet endroit. Elles laissent échapper un chant semblable à celui du rossignol, enivré du parfum suave du prunier dans la brume légère.»

Laissant de coté les métaphores fleuries, j’ai voulu me renseigner sur la pertinence de cette étrange description. Me voilà plongée dans le dernier livre publié sur l’anatomie féminine. La revanche du clitoris, de Maïa Mazaurette et Damien Mascret, édité par la Musardine.

Première mise au point. Ce que tout le monde appelle le clitoris, ce petit organe érectile à l’aspect de bouton, est en réalité la partie émergée d’un iceberg. Quand une femme dit qu’elle a trouvé son point G, ou qu’elle est vaginale, elle se trompe : ce qui, à l’intérieur du vagin lui procure du plaisir c’est la stimulation des piliers du clitoris. Le clitoris est donc bien le seul VRAI organe sexuel de la femme. Le vagin est un tube au design conçu pour la procréation et non pas pour la jouissance. «Le clitoris est l’âme d’Eros, le site de rassemblement de 8000 fibres nerveuses formant un véritable petit cerveau.» (Natalie Angier)

Deuxième découverte : bien que les piliers du clitoris s’enfoncent de part et d’autre du vagin, il est très difficile pour une femme de jouir au seul moyen de la pénétration vaginale. Parce que «dans la pénétration, la verge (ou le gode) viendrait surtout masser les corps carverneux de l’appareil génital féminin.» Les piliers du clitoris sont situés derrière ces corps caverneux, qui font l’effet d’un tampon. «Il faudrait donc cesser de se pâmer devant la-nature-qui-est-si-bien-faite pour admettre enfin que la nature a mal fait les choses en éloignant le clitoris du vagin», s’insurgent Maïa Mazaurette et Damien Mascret.

Le résultat est en effet désastreux : il est très difficile pour une femme de jouir par le seul moyen d’une pénétration vaginale. 25% seulement des femmes y parviennent. Les autres ne parviennent à jouir que si elles stimulent la partie émergée de leur clitoris.

Troisième découverte : la femme peut jouir aussi vite qu’un homme. Si elle stimule son clitoris (le bouton), elle a un orgasme aussi vite qu’un homme : le rapport Kinsey établit que 45% jouissent en trois minutes… L’idée selon laquelle les femmes seraient lentes à jouir est donc typique des personnes qui ignorent le clitoris.

«Ne minimisons pas l’intérêt de la pénétration, concluent Maïa et Damien. Mais cessons d’en faire l’alpha et l’omega de la sexualité.» Pour eux, la pénétration vaut surtout comme un symbole de l’union amoureuse. C’est une manière de montrer à l’homme qu’on aimerait l’avoir en soi (plus près de toi mon cœur)… Mais dans les faits, la femme ne peut jouir que si on s’occupe de son VRAI organe sexuel.

«Schématiquement, vouloir faire jouir une femme sans toucher son clitoris est aussi difficile que de vouloir faire éjaculer un homme sans lui toucher le gland : c’est possible, mais il y a plus simple.»

Maïa et Damien ajoutent avec humour : essayez de faire jouir une femme en lui touchant les seins, l’anus, la nuque ou tout simplement le cerveau. Si vous y arrivez, tant mieux pour vous, bravo. (1)

Certaines personnes ne parviennent-elles pas à jouir dans leur sommeil ou par la force de la pensée ? Si on aime les complications dans la vie, il suffit donc d’emprunter les voies détournées, et continuer d’ignorer avec orgueil ce clitoris qui tend vers nous le doigt !

La pénétration vaginale doit-elle devenir une option facultative, à mettre au même rang que les bougies, les yeux dans les yeux, les baisers, les caresses, les jeux de langue, la sodomie, la fellation et le reste ? Pourquoi pas. Selon un sondage Louis Harris réalisé en 2002, 41% des femmes estiment qu’une pénétration n’est pas obligatoire à une relation sexuelle. «Les femmes restent aujourd’hui très attachées à la pénétration, masculine ou pas. Le problème c’est que certaines persistent à croire, comme on le leur a appris, que le clitoris est un organe réservé aux fillettes ou aux femmes en manque, et que seule la pénétration du vagin mérite droit de cité au royaume de la vie de couple.»

Je crois qu’en chemin, le texte de Yoshida Hambei s'est perdu. Mais ça ne fait rien. Ne sachant toujours pas quoi penser de cette histoire de doigt tendu, je me rabats sur une réplique empruntée au Marquis de Sade, citée telle quel dans La Revanche du clitoris : «Toi, ma poule, continua-t-elle en me baisant, tu n’abandonneras pas mon clitoris ; c’est là le véritable siège du plaisir dans les femmes.» (Histoire de Juliette)

La Revanche du clitoris, de Maïa Mazaurette et Damien Mascret, coll. L’attrape-corps, éd. La Musardine, 12 euros. Lecture indispensable.


N.D.L.R

(1) Pas d'accord sur ce point. La partie la plus sensible du pénis n'est pas le gland.

C'est même exactement le contraire: le gland est la partie du pénis la moins sensible. Cela peut différer selon les hommes, mais sachez mesdames que la partie la plus sensible du sexe masclin est située à l'arrière de la base du gland, à proximité de ce qu'on appelle le frein. Les bourses sont également extrêment sensibles (voir mon article ici)  souvent plus sensibles que le pénis et trop souvent négligées. Agnès est toute excusée : il est normal qu'elle connaisse moins bien le pénis que le vagin.

L'adresse de son site

2/ Les terminaisons nerveuses du clitoris sont nombreuses (plus de 8000) et s'étendent jusqu'à l'anus. En fait,  d'un point de vue strictement physiologiques, les zones anales et génitales constituent un seul et même groupe anatomique. Eles ont une origine commune depuis le développement foetal et partagent les mêmes strutures nerveuses et vasculaires. En revanche, toutes les femmes qui connaissent l'orgasme "anal" sont unanimes : par la voie anale, les orgasmes sont beaucoup plus puissants.

Je pense donc, qu'il n'existe qu'un seul orgasme : clitoridien, et que les autres "orgasmes" vagnal et anal n'existent pas, à proprement parler. De la même façon, chez l'homme  un orgasme est toujours prostatique. Comme les chez femmes toutefois, l'excitation directe de la prostate, siège du plaisir chez l'homme, à l'instar du clirotris chez la femme, provoque des orgasmes plus puissants. Et sans rapport obligatoire avec l'homosexualité. Voir sur ce site : ici 

Citation trouvée je ne sais plus où : " Si l’orgasme clitoridien ressemble à la foudre, l’orgasme anal est une apocalypse nucléaire. Sa charge émotionnelle est indescriptible, renforcée par l’abandon et la transgression du tabou "


 

Le saviez-vous ?

Clitoridienne ou vaginale?
Si le point G a été découvert en 1950 seulement, que dire du clitoris qui n'a été véritablement découvert qu'en 1998 !

Le clitoris, au repos, peut être plus grand qu'un pénis "moyen" (9 cm)



C'est ce que vous trouverez dans cet article fort intéressant sur le clitoris, à lire absolument, par les femmes évidemment mais aussi par les messieurs,

à lire ici 

En conclusion n'oubliez jamais : "En matière de sexe comme ailleurs : Knowledge is power" (la connaissance est le pouvoir)

Lundi 9 Mars 2015

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