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« La mémoire est une invention de la morale » [Nietzsche]




Voter ou ne pas voter Macron, quand on est de gauche

Le refus catégorique des uns d'entrevoir l'accession du post-fascisme à la présidence se fracasse contre celui d'une injonction à « faire barrage », que d'autres ne supportent plus. Un débat de Mediapart.



Mediapart


Pour tenter d'y voir plus clair, Mediapart donne la parole à des contributeurs du club, auteurs de récentes tribunes sur le sujet : Mathilde Larrère, historienne, moitié des Détricoteuses, Karl Ghazi, secrétaire de la CGT Commerce de Paris, Caroline de Haas, militante féministe, blogueuse sur Mediapart et Olivier Tonneau, enseignant-chercheur à l'université de Cambridge, auteur de deux billets remarqués dans Le Club : Face au FN: lettre aux Insoumis tentés par l’abstention et Face au Front National: réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron.



Mon opinion:

Je ne suis pas inscrit aux Insoumis, insoumis je le suis depuis toujours mais je ne m'inscrirai jamais nulle part, mais je pense que c'est le seul vrai programme de la campagne, le seul qui propose un véritable et profond changement.

Sur la tactique à suivre, j'ai une opinion qui n'est pas celle qui prévaut pour la majorité de Insoumis. À savoir qu'avec le F.N nous avons affaire à un parti qui est tout sauf démocratique. Ce qui veut dire que s'il prend le pouvoir, il ne voudra jamais le rendre. L'alternance démocratique, il n'envisage même pas ce concept. Par ailleurs, entre les mains du F.N, l'article 16 de la Constitution, qui prévoit de donner tous les pouvoirs au président dans des conditions qui peuvent donner lieu à toutes sortes d'interprétation, dera une arme redoutable. Surtout si l'on veut bien prendre en compte le fait que si le F.N arrive au pouvoir il y a de fortes chances pour que notre pays connaisse quelques troubles importants.

Le problème c'est que les insoumis, c'est avant tout un mouvement de jeunes et que les jeunes connaissent mal l'histoire ou ne la connaissent que par les livres. Ce qui s'est passé en Allemagne en 1930, ou le même refus de choisir a entraîné l'élection d'Hitler (voir la déclaration récente de Delanoë) ils l'ignorent en majorité.

Mon opinion est qu'il faut voter pour Macron, même si ça nous révulse et dans un même temps se préparer à la lutte démocratique contre sa politique, dès le matin de son élection. Ce sera beaucoup plus constructif que de se déchirer sur la "pureté" supposée de notre vote au second tour. La politique n'est pas qu'une affaire de bons sentiments, il faut parfois, comme l'a montré Sartre, s'abaisser à se salir les mains. Les saints n'ont rien à faire en politique. C'est triste, mais c'est comme cela depuis l'aube de l'humanité.
Même si Macron remporte 60% des suffrages, il aura le plus grand mal à appliquer sa politique avec contre lui, des Insoumis qui le seront plus que jamais, des frontistes plus hargneux que jadis, ainsi que la masse de ceux qui ayant voté Macron de bonne foi, vont se rendre compte très vite qu'une fois encore, ils se sont fait avoir.

Ce n'est pas là un procès d'intention : avant même que Macron soit élu, la Bourse a salué comme jamais sa bonne performance du premier tour et affiché clairement que Macron était bien son candidat. Comme le fait actuellement la Bourse américaine avec Trump, le candidat soi-disant maudit. Le comportement actuel de Trump, qui renie désormais toutes ses promesses aux démunis et fait tout pour plaire à la Bourse, démontre clairement que de nos jours, aux USA comme en France, c'est la Bourse qui commande. Macron, comme Hollande, se rangera très vite aux ordres des actionnaires (s'il n'y est pas déjà) et le terrain sera parfaitement dégagé pour que s'engage la lutte...finale.

Dans nos ploutocraties d'aujourd'hui la lutte ne peut pas se faire avec un bulletin de vote. Le combat est inégal avec tous les médias aux mains des ploutocrates."Elections pièges à cons !" est un vieux slogan mais toujours d'actualité. La lutte doit se faire sur le terrain et doit utiliser désormais au maximum Internet et les réseaux sociaux. Le succès incroyable des Insoumis en est la meilleure preuve. Ne recommençons pas les vieilles erreurs.

Au lieu de ratiociner sur la signification d'un bulletin de vote qui ne signifie plus rien, battons-nous avec les armes d'aujourd'hui contre ceux qui se sont appropriés les armes du passé, pour donner naissance à un meilleur monde de demain.

Un article intéressant à propos de la position de Thomas Piketty sur ce sujet.
Il est, lui aussi, pour voter Macron même si ça nous révulse, et même voter massivement, pour enlever toute signification à ce vote "utile".

A noter également que dans les derniers sondages Macron descent et Le Pen remonte. Je cite : "70 % - 30 %, ce n’est pas la même chose que 55 % - 45 %."

A bon entendeur...

P.S

Beaucoup d'électeurs républicains, de gauche et de droite, se sentent très mal à la pensée de voter pour Macron.

A ceux-là je, dis : Imaginez comment vous vous sentirez si par malheur, en raison de votre refus de voter Macron, Le Pen est élue !

Le lien vers l'article en question:

Samedi 29 Avril 2017

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