Il fonctionne avec Outlook (2000 minimum) et les autres logiciels de courriel (version spéciale) Avec Outlook l’installation est un jeu d’enfants.
Une fois installé vous constaterez dans Outlook l’apparition d’une barre Spambayes très simple permettant de qualifier un message de spam ou de non spam ( ham ) en anglais.
En effet la caractéristique de Spambayes est qu’il s’adapte progressivement à vos critères de ce que vous considérez comme spam ou comme ham et non à des critères préétablis.
La meilleure façon, et la plus rapide d’installer Spambayes est de créer dans Outlook deux dossiers que vous appellerez spam et ham, ou bon et mauvais si vous voulez rester français.
Ces deux dossiers créés réceptionnez vos messages et dispatchez les dans ces deux dossiers en fonction de vos préférences.
C’est tout ! Spambayes est prêt à vous rendre de bons et loyaux services. Il crée lui-même deux dossiers « junk mail « pour le spam et « junk suspect » pour ce qu’il estime être, en fonction de vos préférences, du spam.
Tous les messages entrants seront désormais :
Laissés dans le dossier de réception pour les « bons » messages
Envoyés dans le dossier Junk mail pour les mauvais
Et dans le dossier junk suspect pour les messages douteux.
Si Spambayes se trompe, ce qui est rare, vous sélectionnez le message, vous cliquez dans la barre Spambayes sur « Delete as spam » ( s’il s’agit d’un spam) ou « Recover from Spam » s’il s’agit d’un bon message). Dans ce cas non seulement Spambayes classe les messages dans le bon dossier mais en plus il apprend et mémorise pour la prochaine fois.
C’est ainsi que peu à peu ses erreurs deviennent de moins en moins fréquentes et que ses statistiques s’améliorent considérablement. Les résultats sont sidérants. Je n’ai eu qu’à lui donner en pâture l’ensemble des messages d’une seule de mes sessions ( 60 pourriels quand même) pour qu’il soit immédiatement opérationnel et filtre désormais mes courriels avec une efficacité proche de la perfection.
Et en plus c’est gratuit ! Vive les logiciels libres !
Au passage on peut s’interroger comme le célèbre éditorialiste américain Dvorak sur les faits suivants.
Dvorak note qu’il existe dans notre société des gens qui sont incapables de ne pas ouvrir un message et même un fichier attaché à un message. De peur de passer à côté de quelque chose d’important et donc de compromettre leur sacro sainte carrière. Dvorak qualifie ce syndrome de « désordre obsessionnel compulsif » (D.O.C)
Or, on peut observer que très grande majorité des pourriels sont aisément identifiables.
Dans ces conditions pourquoi les fichiers corrompus attachés de type zip, exe, ou pif ne sont ils pas systématiquement supprimés au niveau des F.A.I ?
Dvorak donne la raison ; parce que le business des logiciels anti virus est très rentable et encore plus rentable quand le nombre des virus augmente comme c’est le cas en ce moment. Et comme il le dit inutile de suspecter les auteurs d’antivirus de répandre eux-mêmes les virus il y a assez de tarés dans le monde pour le faire.
A noter que naguère les auteurs de virus étaient des cinglés malfaisants ; il semble maintenant qu’ils soient toujours aussi tarés mais en plus très intéressés puisque apparemment leur grande préoccupation actuelle est d’ouvrir des portes dans nos machines aux bénéfices des spammeurs qui eux ne s’intéressent qu’au fric.
Pour Dvorak tant qu’on ne sortira pas l’utilisateur final de ce cycle infernal, en bloquant les pourriels au niveau des FAI, on ne s’en sortira pas.
Il a certainement raison, mais je pense personnellement que des logiciels comme Spambayes, comme par hasard issu du monde du libre, pourront aider considérablement les utilisateurs non atteints par le D.O.C.
Vous trouverez l’article de Dvorak à l’adresse : http://www.pcmag.com/article2/0,1759,1570160,00.asp