WEB SIDE STORIES

« Il faut essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple. » [Jacques Prévert]




Nous sommes tous des poissons rouges !

Pour les médias nous sommes tous des poissons rouges. Il suffit au poisson rouge de faire un seul tour dans son aquarium pour tout oublier. Du jour au lendemain, nous oublions. C’est l’ardoise magique, on écrit, on dessine, et hop, on efface tout et on recommence. Consensuel et sans suite. Vous voulez une preuve ? Le Kosovo. Citation de Daniel Mermet (La bas si j'y suis, France Inter)



Tout ça pour ça !
Tout ça pour ça !
Qui se souvient de 1999, cette guerre "juste", cette "guerre humanitaire" soutenue avec l’enthousiasme unanime des médias pris dans la glu compassionnelle ? Durant 78 jours au printemps 1999, l’Alliance emmenée par les États-Unis allait bombarder la Serbie (y compris le Kosovo). "Ce n’est pas une guerre, ce sont des frappes menées au nom du droit", déclarait le premier ministre Lionel Jospin.
 
Émettre un doute, soulever une critique faisait immédiatement de vous un "rouge-brun", un allié de Milošević et d’Hitler réunis. Bien peu s’aventurèrent à prendre l’autoroute médiatique à contresens.

Et depuis, quatorze ans plus tard, quelles ont été les suites, qu’est devenu le Kosovo ? Un état mafieux dont les dirigeants sont mêlés à tous les trafics du crime organisé à commencer par cette monstrueuse affaire de trafic d’organes, dans laquelle de hautes personnalités kosovares viennent d’être condamnées.
 
De cette dérive mafieuse, la communauté internationale n’a pas pu ne pas être informée. Mais "ni Washington , ni Paris, n’ont voulu désavouer leurs anciens protégés" . C’est ce qu’affirme Pierre Péan dans le livre qu’il vient de publier KOSOVO, UNE GUERRE "JUSTE" POUR UN ÉTAT MAFIEUX.

C’est lui que nous rencontrons aujourd’hui avec un retour sur les reportages de LA-BAS de mai 1999.

Source : émission de Daniel Mermet : Kosovo, le bénéfice du doute


Nous sommes tous des poissons rouges !

N.D.L.R
 

Que faut-il retenir de tout cela ?

 

Depuis 1945 toutes les guerres sont des guerres de l'information. L'Afghanistan, l'Irak, le Rwanda, le Kosovo, la Libye en sont des exemples flagrants. Plus les guerres sont médiatisées et plus elles deviennent des fatras de mensonges.
 

Les hommes politiques n'avouent jamais leurs erreurs. Sauf Cahuzac, et ça ne lui réussira vraiment pas. À cet égard, le rire énorme de Kourchner dans l'émission de Mermet est particulièrement glaçant. Je crains fort que cet homme, soit disant de gauche, qui s'est illustré médiatiquement en portant lui-même des sacs de riz aux populations affamées, qui fut longtemps, s'il ne l'est encore, un des hommes politiques les plus populaires de France, ne soit bien pire que notre ex-ministre du budget et néanmoins fraudeur fiscal. Tous les hommes politiques, militaires et journalistes qui ont participé à la guerre du Kosovo et à ses suites ne pouvaient pas ne pas être au courant des exactions des Kosovars et notamment du trafic d'organes et autres vilénies dans lesquelles ils s'illustrent depuis l'intervention de l'Otan. Intervention, sans autorisation du Conseil de Sécurité, vous l'aurez noté. En revanche en Syrie, on ne peut pas intervenir en l'absence de l'accord du dit conseil. Mais c'est une autre histoire, qui, elle non plus ne doit pas en réalité correspondre tout à fait à ce que l'on nous en dit à longueur de journaux.

 

Les intellectuels et les journalistes, eux non plus, n'avouent jamais leurs erreurs. C'est à mon avis encore plus grave que les politiques. Tout le monde sait que pour faire de la politique il faut se salir les mains. Sartre en a même fait une pièce de théâtre. En revanche, on a mis plus longtemps à comprendre que les intellectuels et les journalistes, qui font la pluie et le beau temps dans l'opinion, ont eux aussi, les mains plutôt sales.

 

Tout le monde peut se tromper et l'embrouille de communication autour du Kosovo était tellement imposante qu'on peut le comprendre. Comment pouvait-on s'opposer à un "génocide" sans passer pour un nazi ? Seulement, ne pas reconnaitre, quinze ans après, que l'on s'est fait enfumer dans toutes les largeurs relève de la pire malhonnêteté "intellectuelle", justement. Les BHL, Kourchner, Valentin, Joffrin et consorts n'ont jamais reconnu leur erreur et ne le feront jamais. Honte à eux ! Toutes les malhonnêtetés et vilénies du monde ont toujours été protégées par les militaires et justifiées par la plupart des intellectuels et des médiacrates.

 

Dernière observation : je me demandais quel était l'internet des Américains dans cette affaire du Kosovo, qu'est ce qui les a poussés à lancer l'Otan dans cette aventure ? La réponse est dans l'émission et s'appelle Madeleine Korbel Albright , née Marie Jana Korbelová , le 15 mai 1937 à Prague (Tchécoslovaquie), diplomate américaine qui fut ministre des affaires étrangères des Etats Unis au moment de la guerre du Kosovo. C'est elle qui a usé de toute son influence, qui était grande car c'était celle des USA, pour pousser à l'intervention militaire au Kosovo. Or, elle était loin d’être neutre dans cette histoire puisqu'elle fut par deux fois réfugiée politique dans les Balkans, dont elle est originaire.

 

Quand on voit le peu d'empressement actuel d'Obama à intervenir en Syrie, alors que la situation est notoirement bien plus grave qu'au Kosovo en 1999 (les massacres, des deux côtés, ont en fait dégénéré après l'intervention de l'Otan et non avant) alors que le même Obama valide tous les jours des assassinats politiques par drones interposés (les mains sales, il connait) on ne peut que penser qu'il doit y avoir, là encore, des raisons que la morale ne connait pas.

 

On ne s'étonnera pas, après cette énième preuve de la duplicité de ceux qui gouvernent nos pays et nos esprits, du développement florissant des théories dites "conspirationnistes". A mon humble mon avis elles sont bien en deçà de la réalité et les "complots" que l'on découvre tous les jours, ne sont que la partie émergée de l'iceberg.

 

Ceux qui voient des complots partout sont souvent taxés de paranoïa. Comme les "populistes" le sont de démagogie.
 

En ce qui me concerne, je préfère être un paranoïaque qu'un salopard et je défendrai toujours le peuple plutôt que les salopards.


N.B

Un article édifiant du Monde Diplomatique sur le Kosovo et les trafics d'organes

Statistiques mondiales sur le trafic d'organes


Vendredi 14 Juin 2013

Lu 445 fois

Nouveau commentaire :
Twitter

Informatique | Humour | Santé | Coup de coeur | Coup de gueule | Divers | Télécoms | Ordiphones | Partenaires | Musique | Sexualité | Belles annonces | Bons plans | Voyages | Edito | Politique