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Non au déremboursement du traitement doux

La France est-elle en train de devenir une dictature ? Associations, syndicats médicaux et rhumatologues protestent de façon désespérée contre le déremboursement par la Sécurité sociale des injections d’acide hyaluronique.

Associations, syndicats médicaux et rhumatologues protestent de façon désespérée contre le déremboursement par la Sécurité sociale des injections d’acide hyaluronique. Un article de Santé Nature Innovation.



Chère lectrice, cher lecteur,

La France est-elle en train de devenir une dictature ?!

Associations, syndicats médicaux et rhumatologues protestent de façon désespérée contre le déremboursement par la Sécurité sociale des injections d’acide hyaluronique.

Mais le gouvernement s’en moque ! La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a signé, sourire aux lèvres, le décret de déremboursement le 28 mars dernier [1].

Ce traitement est pourtant le seul traitement allopathique ayant une petite action sur l’évolution de l’arthrose et le confort des patients.

Des dizaines d’articles sont parus ces derniers jours dans la presse. Tous disent la même chose : la décision de la ministre de la Santé Marisol Touraine de signer le décret de déremboursement a « sidéré l’ensemble de la profession [2] ».

« Selon des études récentes, ce traitement est le plus efficace pour soulager les patients atteints de gonarthrose, avec le meilleur rapport bénéfice-tolérance », s’indigne la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) [3].

« Ce déremboursement prétend faire économiser 68 millions d’euros à la Sécurité sociale. Mais il va provoquer une dépense ultérieure de 800 millions, selon les différentes organisations représentant les rhumatologues et les malades [4]. »

En effet, grâce à ce traitement simple (l’acide hyaluronique est une substance naturelle qui se trouve dans les articulations, et qui aide à lubrifier les cartilages), on pratique en France deux fois moins de prothèses du genou que dans les pays voisins.

S’attaquer à ce traitement, c’est s’exposer à un violent retour de bâton. Des centaines de milliers de patients, accablés de douleur, se tourneront vers les prothèses, lesquelles coûtent de 7 000 à 13 000 euros l’unité [5] ! Les injections d’acide hyaluronique, elles, coûtent 120 euros, soit cent fois moins !

L’Association française de lutte anti-rhumatismale (AFLAR) a lancé une grande pétition pour la défense des personnes souffrant d’arthrose. Cette pétition est relayée par l’Institut pour la protection de la santé naturelle.

Je vous invite à la signer et à la relayer partout autour de vous : http://petitions.ipsn.eu/scandale-deremboursement-arthrose/index.php

Non seulement c’est une décision médicalement injuste.

Mais c’est aussi une décision financièrement stupide, qui va nous coûter des centaines de millions d’euros de dépenses de santé supplémentaires !

C’est pourquoi j’en appelle à toute la population concernée par ces dépenses scandaleuses, pour protester en signant la pétition.

L’arthrose est une maladie qui touche dix millions de personnes en France. La plupart des personnes âgées en seront victimes : aux hanches, au genou, au poignet, au cou, à l’épaule, dans le dos… Les douleurs peuvent devenir insupportables et entraîner un handicap total.

Mais c’est une maladie compliquée : la médecine est démunie et ne propose aucun traitement définitif.

À court terme, on peut prendre des antidouleurs, des anti-inflammatoires ; mais leur effet ne dure pas.

Ces médicaments pris quotidiennement sont peu efficaces. Le 17 mars 2016, une grande étude publiée dans la plus prestigieuse revue médicale du monde, The Lancet, a montré que le médicament chimique le plus prescrit contre l’arthrose, le paracétamol,

« ne permet pas de calmer efficacement leurs douleurs ou d’améliorer leurs capacités physiques [6]. »

En revanche, ces médicaments provoquent de graves problèmes à l’estomac, aux intestins. Ils peuvent aussi causer des accidents aux reins et des empoisonnements (le paracétamol est la cause la plus fréquente de destruction du foie, ou hépatite fulminante [7]).

Pour éviter cela, on passe à des traitements plus lourds : les infiltrations de cortisone. Mais elles affaiblissent le système immunitaire et abîment les os, ce qui est exactement le contraire de ce qu’il faut aux personnes qui souffrent d’arthrose, maladie qui concerne autant les os que les cartilages.

Et, de toute façon, la cortisone non plus ne peut être donnée sur le long terme sans graves effets indésirables : destruction du squelette, perforation des viscères.

Quand le corps n’en peut plus, reste la chirurgie : prothèse de la hanche ou du genou principalement. Au-delà des douleurs et des risques de l’opération, il faut compter des semaines d’immobilisation et des mois de rééducation.

Les médecines douces sont donc la solution à privilégier contre l’arthrose :

on maîtrise la douleur grâce à l’acupuncture, le qi gong, les automassages aux huiles essentielles, les techniques de visualisation ;

on apporte aux tissus des articulations (tendons, cartilages, os sous-jacents) les nutriments riches en soufre (sulfate de glucosamine, de chondroïtine, MSM) et les protéines (collagène) nécessaires en supplémentation nutritionnelle ;

on réduit l’inflammation grâce à des plantes naturellement anti-inflammatoires : harpagophytum, curcumine, teinture-mère de cassis, reine-des-prés, peuplier, ortie, saule blanc, vergerette du Canada.

Si rien de tout cela ne procure de soulagement suffisant, l’injection d’acide hyaluronique dans l’articulation est la première stratégie allopathique (médecine conventionnelle) à tenter.

Cette méthode se situe entre les médecines douces et la médecine dure.

L’acide hyaluronique, en effet, est un produit entièrement naturel et présent dans la synovie, le liquide où baignent normalement les articulations et qui les lubrifie. C’est lui qui permet aux cartilages de glisser naturellement et sans douleur l’un contre l’autre. Il augmente la viscosité du liquide synovial et rend le cartilage plus élastique.

Ce traitement est aussi appelé « visco-supplémentation ».

Piquer avec une seringue dans une articulation n’est pas ce qu’il y a de plus naturel ; mais il s’agit d’y introduire une certaine quantité d’un produit qui s’y trouve déjà.

La solution n’est ni radicale ni d’une efficacité assurée. Mais l’accumulation de témoignages de patients affirmant que les injections d’acide hyaluronique les ont sauvés est impressionnante. Rien que le 4 avril ont été publiés, sur le site de l’Aflar, les témoignages suivants (et il y en a des milliers d’autres [8]) :

« Voilà six ans que je reçois des injections. J’ai 56 ans. Mes genoux me faisaient énormément souffrir et depuis plus rien, et en plus sans aucun effet secondaire. Donc je confirme l’efficacité de ces injections : je marche, je fais du vélo tranquillement, je nage. Et tout ça sans douleurs, alors qu’avant je ne pouvais plus rien faire, sauf en me gavant d’antalgiques. Alors, les études bidon, je n’y crois pas, et vu le nombre de témoignages ici, je suis sûr du bienfait de ces traitements. »

« Je vais prendre ma retraite à presque 63 ans avec des genoux en compote. Il y en aurait eu des arrêts de travail si je n’avais eu ce traitement. Je n’accepte pas cette décision de déremboursement.

La prothèse, c‘est bien plus cher . Ce n’est pas du confort, encore moins de l‘esthétique, juste la possibilité de maintenir son activité.

Votre décision va multiplier les handicaps graves, les opérations, les fauteuils roulants… Elles seront où, les économies ? »

« Déjà 12 ans que des injections dans les deux genoux me permettent d’avoir une vie à peu près normale. Bien sûr, pas de randonnée, ni de longues promenades dans des sentiers escarpés, mais je conduis et je fais mes courses. Je viens d’avoir une arthroscopie qui sera suivie d’une injection. Après, c’est la première prothèse ! Je n’ai que 66 ans. Déjà le déremboursement du Flexea m’avait privé d’un produit qui me faisait du bien. Si les injections ne sont plus remboursées, à quel produit anti-arthrosique le gouvernement va-t-il s’attaquer ensuite ? »

Car, en effet, ce gouvernement a déjà déremboursé l’année dernière la glucosamine et la chondroïtine, des nutriments naturels très utilisés contre l’arthrose, ayant montré leur efficacité [9], aussi appelés AASAL (anti-arthrosiques d’action lente).

Cet acharnement à dérembourser des produits simples, bon marché et plus efficaces dans de nombreux cas, est incompréhensible.

C’est aussi inacceptable. Mais si nous ne faisons rien, le décret de déremboursement entrera en vigueur au 1er juin 2017.

Il nous reste quelques semaines pour faire monter notre clameur de protestation.

En politique, il y a un vieux dicton : « Qui ne dit mot consent. »

C’est pourquoi j’espère que vous signerez, des deux mains, la grande pétition de protestation, et que vous mobiliserez votre entourage.

Je vous redonne l’adresse pour signer : http://petitions.ipsn.eu/scandale-deremboursement-arthrose/index.php

Merci de votre mobilisation. C’est une question de bon sens, de bien commun, mais surtout d’élémentaire justice.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis


N.D.L.R

La médecine traditionnelle ne sait traiter que la maladie.

Les médecines douces savent aussi le faire mais elles insistent avant tout sur la prévention, c'est à dire sur les moyens de rester en bonne santé dans un monde de brutes (agro-alimentaire, industries ou agricultures polluantes) Pour beaucoup moins cher. Ce qui agace prodigieusement l'industrie pharmaceutique et tous ceux qu'elle dévoie.

Au lieu de dérembourser les médecines douces, qui ne coûtent pas cher à la Sécu, l'Etat ferait mieux d'interdire plus rapidement certains médicaments beaucoup plus chers dont, contrairement au principe de précaution inscrit dans notre constitution, on attend que la nocivité soit prouvée avant de les interdire.

Vous noterez que les médecines douces sont de plus en plus systématiquement déremboursés alors que les médicaments très dangereux sont très rarement interdits et uniquement en dernier ressort.

C'est très symptomatique de l'état de notre médecine et de notre pharmacie aujourd'hui.

D'un côté on ne pense qu'à augmenter les profits, de l'autre on ne pense qu'à diminuer les coûts. Où est le patient là de dedans ? Où est la santé ?

La santé est un sujet beaucoup trop important pour être laissée aux soins de Big Pharma et de ses affidés.

Evidemment, dans cette campagne, aucun candidat à l'élection présidentielle ne s'intéresse aux problèmes de la santé des français. Ils pensent sans doute que c'est une question de spécialistes...

Vendredi 14 Avril 2017

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