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Le webmaster est de retour !

Me voila revenu dans ma petite île de Koh Phangan, après mon opération bénigne de la prostate à Bangkok.



A droite au premier plan, ma maison, aujourd’hui.
A droite au premier plan, ma maison, aujourd’hui.
Retour de prostate

L'opération s’est très bien passée : péridurale, 1 heure environ d’intervention, je n'ai rien senti, rien vu non plus, car j’avais un drap devant moi, et rien entendu, car, bien que conscient, on est un peu dans le brouillard quand même. En effet, à ma grande surprise lorsqu’ils ont enlevé le drap j’ai découvert une dizaine de personnels soignants en train de s’affairer autour de moi. Ils travaillent vraiment en silence, ou alors la péridurale rend sourd, car je n’ai jamais perçu cette foule devant moi.

 
C’est ensuite que cela devient un plus désagréable. Pas de douleur du tout, mais passer 48 heures attaché à un goutte à goutte et le zizi connecté en permanence à une poche à pipi, ce n’est pas guère attrayant.

 
En revanche, le Bangkok Hospital de Bangkok (ce n’est pas un pléonasme, c’est une chaîne, et il y a un autre Bangkok Hospital à Samui par exemple) est un hôtel au moins 4 étoiles ! On m’a surclassé (gratuitement, comme dans les avions) dans une suite à 150 euros, au lieu de la chambre standard à 100 euros la nuit. J’avais donc une chambre, évidemment, mais aussi un salon, une cuisine équipée et deux télévisions. Avec une terrasse à vue imprenable sur Bangkok, particulièrement impressionnante la nuit. On se serait cru dans un film américain lorsque le héros et sa dulcinée contemplent tout New York du haut de leur appartement grand style.

 
C’était pareil pour moi, sauf pour la dulcinée évidemment, mais on peut amener sa régulière. Ce qui ne risque pas de m’arriver; je n’ai pas de régulière depuis plus de 20 ans, et j’entends bien continuer sur cette lancée. Certains sont doués pour le dessin ou la peinture, j’ai découvert après deux mariages et 4enfants que je suis doué pour le célibat.

 
De toute façon, dans l’état où j’étais, une régulière ou une occasionnelle se serait bien ennuyée. Ce qui, jusqu’à présent, n’est jamais le cas avec moi : on aime, ou on n’aime pas, mais on ne s’ennuie jamais.

 
Comme il n’y a pas d’incision dans l’intervention que j’ai subie, on passe par la voie naturelle, il y a un gros travail de nettoyage interne ensuite. C’est la raison pour laquelle, l’urologue m’avait prévenu, je ne verrai les résultats positifs de cette opération, à savoir la fin des mictions impossibles, qu’après une quinzaine de jours. Pour l’instant les mictions sont plus faciles, la voie a été déblayée, mais elles sont encore loin d’être confortables.

 
En revanche, pas d’effets dévastateurs sur ma sexualité, à la suite de cette opération. L'infirmière, qui m’a fait ma première toilette intime après l'opération, peut en témoigner. Le seul gros changement, c’est que désormais mes éjaculations se font en interne, à savoir dans la vessie, et plus en externe. Ce qui entraîne deux types de conséquences : je ne peux plus avoir d’enfants. Comme j'en ai eu quatre, ce n’est pas un problème, ce serait même une délivrance. Deuxième conséquence : je suis persuadé que les dames, surtout celles que j’ai l’habitude de fréquenter depuis que je suis célibataire, ne vont pas aimer cela. D’une part parce qu’en général elles aiment assez voir le résultat de leurs … efforts. D’autre part, parce qu’elles ne sauront jamais de façon certaine, si j’ai eu un orgasme, ou pas.

 
Ce qui m’ouvre la voie, que j’empruntais déjà, mais d’une autre façon, de la simulation. À savoir : si je m’ennuie, je pourrais rapidement écourter, si j’ose dire, les ébats en simulant un orgasme. En revanche, si je ne m’ennuie pas, et la dame non plus, je pourrais plus facilement jouer les prolongations. Il se trouve que j’ai toujours adoré cela ! Je suis, et de plus en plus avec l’âge, un marathonien des alcôves. Les connaisseuses apprécieront. Les autres continueront d’apprécier les éjaculateurs précoces. Et le tricot...
.
Comme j’ai fait un peu le forcing, j’ai pu sortir de l'hôpital 36 heures seulement après mon opération. J’ai toutefois fait l’erreur de partir pour mon hôtel, distant de 2 km environ, avec mon sac à dos et en mode marche forcée, comme lorsque j’attaque les hauts de Samui ou de Phangan. Mal m’en a pris : je me suis rapidement fusillé les deux mollets, et j’ai dû finir en taxi.

 
Je n’ai pas l’habitude des situations postopératoires. Ma dernière opération remonte à il y a presque 60 ans lorsque j’avais eu la malencontreuse idée de mettre volontairement mon pied sous la roue d’un gros camion. Persuadé que j’étais que la grosse roue épouserait gracieusement le haut de mon pied comme elle le faisait avec les ralentisseurs de la rue de mon école. Je saurais désormais, car cela risque de m’arriver avant les 60 prochaines années, que la station couchée prolongée ajoutée au fameux choc opératoire imposent quelques ménagements après une intervention. Même bénigne.

 
Je suis ensuite revenu par Koh Samui pour saluer mes amis. Mais comme c’était juste avant la Full Moon de Koh Phangan j’ai dû patienter deux jours avant de pouvoir prendre le ferry. Non pas que je n’aurais pu dégoter une place, mais je l’ai expérimenté une fois, dans les mêmes conditions, c’est à dire avant une Full Moon, on a coutume ici d’entasser pratiquement 5 ou 600 personnes dans des rafiots prévus pour 250 passagers. Le tout avec 50 gilets de sauvetage, le sourire thaïlandais de rigueur et dans l’ambiance festive et fortement alcoolisée, dans laquelle baignent la plupart des candidats à la Full Moon. Personnellement, je suis redescendu du bateau avant le départ. Il n’y a pas si longtemps, un ferry a encore coulé en Thaïlande, avec de nombreux touristes à bord. Bien entendu, bizness oblige, on ne saura jamais combien il y eut, exactement, de victimes. Je sais bien que je mourrai un jour, mais je n’ai encore aucune envie de me suicider.

 
Hier matin, lendemain de la Full Moon, il y avait effectivement grosse foule dans le sens Phangan-Samui, mais quasiment personne pour la direction inverse.

 
J’ai donc pu retrouver ma petite maison au bord de l’eau, les pieds dans l’eau même, car comme toujours en hiver ici, il n’y a plus de plage. Pour ma maison, qui ressemble à un bateau, pas de problème, elle est prévue pour cela. Mais pour certains hôtels ou résidences un peu trop près du bord, avec le réchauffement climatique et la montée inexorable des eaux qui en découle, ça risque très très humide dans les années qui viennent.

 
La saison des pluies à l’air d'être terminée ; il faut très beau dans la journée et les soirées et matinées sont fraîches. Un temps idéal, donc.

 
Certes, je ne suis plus seul dans mon condo à en profiter, comme le mois dernier, mais Phangan n’est pas encore Samui, loin de là. Dans deux ou trois jours, il y aura beaucoup moins de monde. J’attends avec impatience que la mer redescende dans la journée afin que je puisse de nouveau arpenter régulièrement la plage quasi déserte, comparée à Phuket ou Pattaya, d’Haad Rin, pointe Sud-Est de l’ile, où j’habite, à Thong Sala, pointe Sud-Ouest, 8 km plus loin.


Jeudi 19 Décembre 2013

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