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« La force du collectif c’est qu’on n’est pas déprimé en même temps » [Geneviève Fontaine]




Le vaginisme, cette maladie taboue de l’amour

Source : Rue 69, par Sarah Lecoq (journaliste) Une affection très peu connue, qui concerne quand même 15% des femmes en France, qui peut provoquer bien des dégâts. Rien à voir avec la nymphomanie, c'est même exactement le contraire.



Le vaginisme, cette maladie taboue de l’amour




Lucie ne risque pas d’oublier sa première fois. Dès les premiers essais, la douleur est si terrible que la pénétration est impossible. « J’étais paniquée à l’idée de la pénétration, j’ai senti mon corps se contracter. » La jeune femme ne revoit jamais cet homme, dont elle n’était pas amoureuse.

Mais quelques mois plus tard, alors qu’elle réessaie avec son compagnon actuel, rebelote : son vagin se « mure ». « Je pensais que lorsque je rencontrerai la bonne personne tout s’arrangerait. Mais le blocage était toujours présent. »

Ce n’est qu’au bout de plusieurs mois de recherches que Lucie comprend qu’elle est atteinte de vaginisme. Cette affection concernerait près de 15% des femmes en France, et se manifeste par des contractions incontrôlées et involontaires du vagin, qui rendent impossible ou très douloureuse toute pénétration. Une réalité méconnue et taboue.

La douleur, « un cercle vicieux »

S’il se manifeste souvent dès les premiers rapports (primaire) comme pour Lucie, le vaginisme peut apparaître en plein milieu de la vie sexuelle (secondaire).

Certaines supportent une petite pénétration ou des examens gynécos, d’autres non… Bref, il existe autant de vaginismes que de femmes qui en sont atteintes. Mais dans tous les cas, le diagnostic tombe comme un couperet.

Leila, 32 ans, se souvient de cette « incompréhension » les premières fois qu’elle a essayé de faire l’amour, sans succès.

« Je me considérais comme bien informée sur la sexualité, sans tabous. Pourtant j’avais ces contractions incontrôlables, à chaque fois. Je n’en revenais pas. »

Karima, elle, n’hésite pas à parler de cauchemar. C’est le soir de sa nuit de noces qu’elle s’est rendue compte de son problème :

« J’étais restée vierge pour mon mari. Et ce soir-là, ainsi que les jours suivants, impossible de faire l’amour ! Je n’aurais pas pu imaginer ça, même dans mes pires cauchemars. »

Peu à peu, un « cercle vicieux » s’installe, comme le résume bien Leïla :

« Comme ça fait mal dès qu’on essaie la pénétration, on anticipe la douleur les fois suivantes. Donc forcément, on se contracte, et la douleur revient ! »

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Lundi 5 Novembre 2012

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