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« La force du collectif c’est qu’on n’est pas déprimé en même temps » [Geneviève Fontaine]




Le point G existe, je l'ai rencontré

Pour tous ceux et celles qui pensent que le point G n’a “pas d’existence physiologique” et relève de “l’imagination” ou de “l’influence des médias” sur la (forcément faible) conscience des femmes, voici la réponse d’un médecin et sexologue. Damien Mascret, auteur de La Revanche du clitoris, remet les pendules à l’heure. Un article de l'excellent blog : Les 400 Culs, d'Agnès Giard



Le point G existe, je l'ai rencontré

Depuis 1950 et sa "découverte" par Gräfenberg, de nombreux chercheurs ont prouvé l’existence du point G en le disséquant ou en le passant au scanner. Mais il suffit, début 2010, qu’un professeur d’épidémiologie et une psychologue fassent passer un questionnaire à 1804 jumelles pour que, patatras, les journalistes répandent le résultat de cette étude en titrant: “Point G: la fin d’un mythe”.

Que pensez-vous de l'étude du King's college de Londres?

Tout ce que cette étude démontre c'est: on n'hérite pas génétiquement de la faculté de trouver son point G.
Les chercheurs auraient pu s’en tenir à cette simple constatation. Mais les conclusions de leur étude sont fallacieuses. Ils sous-entendent que si ce n'est pas "la réalité de son anatomie"... c'est que l'existence du point G n'est pas réelle. Or, rien dans l'étude ne permet de l'affirmer: pas de recherche clinique (par des médecins) ou paraclinique (par des moyens modernes d'imagerie: échographie, IRM, immuohistochimie, dissection, etc...). Leur étude repose uniquement sur un questionnaire. Ce n'est que du déclaratif. Je pense qu'on aurait eu le même résultat en demandant aux hommes: “Avez-vous repéré votre prostate?”. Si la moitié des hommes avait dit “non”, aurait-on conclu que la prostate n'a pas d'existence réelle?

Le point G est-il un mythe? Un effet d'auto-suggestion?

Pour résumer les travaux scientifiques sérieux -ce qui exclut d’emblée l’étude mal construite de Tim Spector sur les jumelles- les plus récents, commençons par le Français Pierre Foldes (chirurgien au Centre Hospitalier de Saint-Germain en Laye et spécialiste mondial de la réparation des clitoris excisés). Il vient de publier, avec Odile Buisson, dans la principale revue international de sexologie une étude d’ultrasonographie dynamique montrant les relations étroites entre le clitoris, la racine du clitoris et la paroi vaginale antérieure. Les deux auteurs émettent l’hypothèse que «la sensibilité particulière de la partie basse de la parois vaginale antérieure pourrait être expliquée par la pression et les mouvements du clitoris lors de la pénétration vaginale et les contractions périnéales qui s’ensuivent.» (The Journal of Sexual Medicine, 2009 May). Ils ont également présenté un poster sur le sujet lors du congrès européen de sexologie (ESSM) à Lyon il y a quelques semaines.

La même année, une équipe coréenne effectuait des microdissections de la paroi vaginale de 7 femmes «fraichement» décédées pour en étudier l’innervation grâce à des procédés d’immuno-histochimie. Après avoir divisé la paroi en 5 segments en partant du clitoris, les chercheurs mettaient en évidence une plus forte concentration de fibres nerveuses dans le deuxième cinquième. «Nous pensons que cette partie de la parois vaginale antérieure peut être appelée "Point G"» concluaient Song et ses collègues. (Journal of Sex and Marital Therapy, 2009).

Quelques mois plus tôt, c’est une équipe italienne qui montrait (toujours grâce à l’échographie de femmes volontaires) une corrélation directe entre l’épaisseur de tous les segments urétrovaginaux –en particulier le plus distal (c’est-à-dire à proximité de l’orifice du méat urinaire) et la présence d’orgasmes vaginaux. Gravina et ses collègues de l’université de l’Aquila concluaient: «La mesure de l’épaisseur de la paroi vaginale antérieure par échographie est un moyen simple d’explorer la variabilité anatomique du complexe clitoris-urètre vaginal, également connu sous le nom de Point G, lequel peut être corrélé à la capacité un orgasme à point de départ vaginal» (The Journal of sexual Medicine, 2008).

Les travaux les plus récents penchent donc en faveur d’une zone sensible (qu’il faudrait peut-être appeler point C plutôt que point G, tant elle semble liée aux structure profondes du clitoris) située dans la région effectivement décrite par Gräfenberg. Le fait que le massage vigoureux de cette zone puisse déclencher l’émission de liquide tient cependant plus aux glandes péri-urétrales et para-urétrales qu’au complexe clitoridien (Anatomie et physiologie de l’appareil sexuel de la femme, Brigitte Mauroy et François Giuliano, Progrès en Urologie 1999).

La suite ici

Une vidéo très explicite, mais visible par tous.


J'ai déjà écrit un article sur le point G féminin sur ce site.

Vous le trouverez ici avec une vidéo à télécharger, encore plus explicite, mais toujours pas pornographique, il y a plein d'autres sites pour cela, sur l'art et la manière d'exciter le point G féminin.

Pour conclure, il faut bien comprendre que le point G n'est qu'un moyen parmi d'autres d'atteindre l'orgasme pour les femmes. Je soupçonne les hommes de s'y intéresser énormément parce qu'il est plus facile, à tous âges, de tendre le doigt plutôt que le pénis. L'interrupteur à plaisir, à la portée de tous ceux qui peuvent tendre le doigt est un vieux fantasme.

Moi qui, à bientôt 70 ans, ait une grande expérience dans ce domaine, et qui ne suis pas encore rangé des voitures, je puis vous dire que la meilleure façon de provoquer l'orgasme féminin c'est d'être capable de faire l'amour pendant bien plus de 10 minutes, et avec de bonnes manières. C'est à dire, en étant capable constamment de sentir très précisément où en est votre partenaire, de façon à accélérer ou à ralentir votre cadence. Autrement dit, pour faire jouir une femme l'important est de ne pas se focaliser sur sa propre jouissance. Enfin, autre critère très important, il faut que l'homme "soit à l'aise" dans le lit, seule façon pour que la femme ait confiance et accepte de se laisser faire. Tout ce qui précède n'étant évidemment pas inné chez l'homme, mais acquit après un long apprentissage. Comme en matière d'instruments de musique, au lit, il faut un peu de don, et beaucoup de travail.

Enfin, il y a deux types d'hommes dans le lit. Les plus nombreux, une fois qu'il ont joui, généralement rapidement, ne pensent qu'à dormir.

Les autres, beaucoup moins nombreux, ne pensent qu'à recommencer encore et encore, voire ne s'arrêtent pas de la nuit. Il est évident qu'une femme a beaucoup plus de chances d'éprouver un orgasme, voire plusieurs orgasmes, avec la seconde catégorie qu'avec la première.

Dernière chose, quand la femme a pris l'habitude d'éprouver des orgasmes, c'est elle qui prend les choses en mains, si j'ose dire, et elle devient difficile à suivre, car les femmes initiées à l'orgasme nous sont infiniment supérieures. Un homme peut faire l'amour toute la nuit, mais ne peut pas jouir toute la nuit. Une femme peut jouir toute la nuit avec une régularité de métronome, un orgasme toutes les 10 ou 15 minutes, et être en pleine forme au réveil !

En revanche, avancer en âge, pour un homme, lui permet, s'il lui reste une bonne condition physique, de "durer" toujours plus longtemps, sans fatiguer avec des éjaculations fréquentes, et à condition bien entendu qu'il ait conservé l'enthousiasme de sa jeunesse. Encore un domaine où l'âge peut constituer un avantage sur la jeunesse.

Lundi 13 Octobre 2014

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