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« La force du collectif c’est qu’on n’est pas déprimé en même temps » [Geneviève Fontaine]




Le coup de cœur de la semaine

Magnifique ! Généralement je déteste les tatouages imposants, mais je ferais une exception pour celui-là. C'est nettement plus engageant que 'L'origine du monde" du bon Gustave.



Le coup de cœur de la semaine
Je ne sais pourquoi cette photo m'a rappelé ces vers d'Edmond Rostand dans "Cyrano de Bergerac"

" Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? "


Pour ceux qui ne connaissent pas, ou qui n'ont pas relu depuis longtemps :

La tirade du nez :

Extrait de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand

Cyrano :

Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !

On pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme.

En variant le ton,-par exemple, tenez:

Agressif: Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse !

Amical: Mais il doit tremper dans votre tasse !

Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap!

Descriptif: C'est un roc ! . .. c'est un pic ! . . . c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ?. .. C'est une péninsule !

Curieux: De quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, Monsieur, ou de boite à ciseaux ?

Gracieux: Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ?

Truculent: Ça, Monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ?

Prévenant: Gardez-vous, votre tête entrainée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol !

Tendre: Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane !

Pédant: L'animal seul, Monsieur, qu'Aristophane
Appelle Hippocampelephantocamelos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os !

Cavalier: Quoi, I'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode!

Emphatique: Aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral !

Dramatique : C'est la Mer Rouge quand il saigne !

Admiratif: Pour un parfumeur, quelle enseigne !

Lyrique: Est-ce une conque, êtes-vous un triton ?

Naïf: Ce monument, quand le visite-t-on ?

Respectueux: Souffrez, Monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue!

Campagnard: He, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain !

Militaire: Pointez contre cavalerie !

Pratique: Voulez-vous le mettre en loterie ?

Assurément, Monsieur, ce sera le gros lot !

Enfin, parodiant Pyrame en un sanglot :
Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie! Il en rougit, le traître !

- Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :

Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot: sot !

Eussiez-vous eu, d'ailleurs, I'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.


Je ne pouvais passer sous silence la version live et Depardieu, qui n'a pas fait ou dit, dans sa vie, que des conneries.



Dimanche 10 Août 2014

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