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Cyberpharmacies et contrefaçons : le marché du médicament sur Internet

En publiant son rapport annuel mardi 28 février, l'Office international de contrôle des stupéfiants s'est inquiété d'une pratique de plus en plus courante. Les cyberpharmacies courtiseraient directement les jeunes – qui peuvent faire usage des médicaments comme de drogues – via leurs boîtes de messagerie, forums et autres réseaux sociaux. Un phénomène inquiétant, quand on sait que plus de 50 % des médicaments commandés à des cyberpharmacies illégales sont contrefaits, selon les données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Un article du monde.fr.



Cyberpharmacies et contrefaçons : le marché du médicament sur Internet
La vente en ligne de médicaments est un marché qui a de plus en plus de succès en France.AFP/MYCHELE DANIAU

En publiant son rapport annuel mardi 28 février, l'Office international de contrôle des stupéfiants s'est inquiété d'une pratique de plus en plus courante. Les cyberpharmacies courtiseraient directement les jeunes – qui peuvent faire usage des médicaments comme de drogues – via leurs boîtes de messagerie, forums et autres réseaux sociaux. Un phénomène inquiétant, quand on sait que plus de 50 % des médicaments commandés à des cyberpharmacies illégales sont contrefaits, selon les données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

En France, il est interdit de vendre des médicaments en ligne, malgré le projet de loi proposé par l'ex-ministre de la santé Roselyne Bachelot en avril 2010. Aujourd'hui, cette réforme est au point mort, et la loi permet seulement aux pharmaciens agréés de donner des conseils sur Internet. Mais dans le reste de l'Europe, depuis l'arrêt DocMorris rendu en 2003, il est permis de vendre sur Internet des médicaments sans ordonnance. Belgique, Espagne, Hongrie, Pologne et République tchèque ont limité l'ouverture aux produits sans prescription obligatoire, alors que l'Allemagne, les Pays-Bas et le Danemark autorisent aussi les médicaments soumis à prescription.

Ainsi, les consommateurs français peuvent se tourner vers des officines autorisées à exercer sur le territoire européen pour trouver des médicaments en ligne. Mais, selon une étude commandée par la société pharmaceutique Pfizer en 2010, 14 % des Français, soit 6,9 millions d'individus, reconnaîtraient acheter des médicaments délivrés uniquement sur ordonnance en dehors de ces circuits autorisés.

DES BLOUSES BLANCHES POUR METTRE EN CONFIANCE


Photos de médecins en blouse blanche, croix vertes et caducées : les cyberpharmacies illégales ont soigné leur apparence pour donner confiance aux consommateurs peu avertis. Pourtant, après un rapide examen, certains signes ne trompent pas : sur la même page, on propose à l'internaute "30 % en plus" pour l'achat d'un "Viagra aux plantes" vendu par lots de trois cents pilules. Des propositions fantaisistes, voire dangereuses. Parmi les produits vendus, on retrouve bien souvent des contrefaçons, comme le Cialis, un produit identifié comme contrefaçon par l'Afssaps depuis 2004 (PDF).

Parfois hébergés aux Etats-Unis, parfois en Russie ou en Angleterre, ces sites jouent à cache-cache avec les instances de contrôle internationales. "Il est très difficile de repérer les cyberpharmacies illégales, elles bougent terriblement, changent de noms ou d'hébergeurs. C'est la pieuvre du Net", constate Isabelle Adenot, présidente de l'Ordre national des pharmaciens, qui compte actuellement une dizaine d'actions judiciaires en cours, contre des cyberpharmacies illégales.

Isabelle Adenot évoque le cas d'une ancienne affaire : le site "pharmacie365.com", à l'époque hébergé au Panama. Aujourd'hui, ce nom de domaine est directement redirigé vers "acheterenpharmacie.com", un site cette fois hébergé à Houston, aux Etats-Unis. Pour mieux cibler la clientèle française, d'autres sites n'ont pas hésité à déposer un nom de domaine auprès de sociétés françaises, afin d'acquérir un nom de domaine en ".fr". A l'image du site "achetermedicament.fr", hébergé à Moscou. Le site est également décliné en version anglaise, allemande et espagnole.

L'Europe tente de développer de nouveaux outils pour lutter contre ces phénomènes. En novembre 2011, le Conseil de l'Europe a élaboré une convention internationale, Médicrime (PDF), qui criminalise la contrefaçon, mais aussi la fabrication et la distribution de produits médicaux mis sur le marché sans autorisation ou en violation des normes de sécurité. Un marché qui aurait représenté 10,5 milliards d'euros en 2010 sur le Vieux Continent, selon l'étude commandée par Pfizer.

Delphine Roucaute

www.lemonde.fr

N.D.L.R

Il ne faut pas confondre contrefaçons dangereuses, avec les médicaments génériques et les copies bon marché de médicaments vendues dans les pays en voie de développement.

Pour le trop fameux ACTA c'est la même chose, et si ce projet funeste est adopté par le monde entier il y a fort à parier que les pays pauvres devront, eux aussi, payer le prix fort pour accéder, par exemple, aux médicaments anti-sida. La différence c'est que dans les pays riches et civilisés il existe la sécurité sociale. Dans les pays pauvres, il n' y a a rien de tel.

L'inde, grand producteur de copies de médicaments à destination de ces pays, est fortement menacée par le projet Acta.



Lundi 5 Mars 2012

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