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« Les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées des réalités des riches. » [Pierre Desproges]




Au secours Fillon, ou Internet et la démocratie

Une vidéo de 1990, exhumée par Pujadas et ses équipes, qui a fait plus qu'embarrasser Juppé.



Bon ! Juppé est mort, d'accord, mais Fillon était aussi membre du RPR à l'époque. Comme Sarkozy, qui est mort lui aussi.

Si vous avez encore un doute sur la position de Fillon sur l'immigration; il suffit de regarder cet autre document officiel, du site Internet de Fillon.

A cette adresse :

Depuis qu'il est favori dans les sondages pour l'élection présidentielle prochaine, Fillon ne cesse de répéter, à l'instar d'un certain Donald Trump, qu'il n'est pas aussi de droite et réactionnaire qu'on le dit et que s'il est élu il sera bon avec les miséreux.

De deux choses l'une ou, comme Hollande, c'est un menteur qui n'appliquera pas son programme (très copieux, et réactionnaire à souhait).

Ou, il appliquera vraiment le dit programme mais je ne pense pas qu'après cinq années de gauche libérale, donc de droite, et toutes les années de droite qui les on précédé, ce soit cela que la majorité des français attendent comme changement.

Les politiques d'aujourd'hui n'ont pas de chance. Auparavant, les médias avaient peu de mémoire. Maintenant, n'importe qui peut trouver sur Internet toute l'histoire et toutes les grandes déclarations de tous les candidats à une quelconque élection. Ça va vraiment être très difficile de faire de la politique dans nos démocraties. Les deux derniers présidents en exercice n'ont pu se représenter, ou ont échoué à se représenter, à cause de cela.

La bonne nouvelle c'est que, pour les mêmes raisons, les citoyens sont capables désormais d'obliger un président à ne pas se représenter, ou de chasser comme un malpropre (qu'il fut) un ex président qui voulait revenir.

A mon avis pour espérer faire de la politique aujourd'hui il faudrait :

  • être irréprochable depuis toujours. Cela limite considérablement le nombre des candidats !

  • lorsqu'on est élu, respecter ses engagements. Si on ne peut le faire, à cause des multinationales, de l'Europe etc. mettre le peuple dans la confidence, lui expliquer pourquoi on ne peut pas le faire et s'appuyer sur le peuple pour forcer la décision, ou ne pas le faire en toute connaissance de cause. Pour cela les sondages pourraient enfin être utilisés pour le bénéfice du peuple et non plus pour le seul bénéfice des élites.

En gros, associer le peuple à sa façon de gouverner au lieu de passer son temps à faire le contraire de ce que l'on avait promis.

J'entends d'ici, et je suis loin, les cris d'orfraie des professionnels de la politique vintage, qui hurlent en choeur au populisme. Terme ô combien galvaudé. Dans populisme, il y a peuple, et une démocratie c'est, en principe, le gouvernement du peuple, par le peuple. Nos "représentants" ont pris notre place et le moins qu'on puisse dire est que les résultats ne sont pas à leur honneur.

Il suffirait de revenir aux principes mêmes de la démocratie. Pour cela, il faudra faire un grand nettoyage parmi ceux qui s'accrochent désespérément à la "représentation" à l'ancienne.

Nous avons commencé : Sarkozy, Hollande et Juppé ont mordu la poussière. Ce n'est pas rien. Jadis, il eu fallu une vraie révolution pour les virer. L'opération a pu s'effectuer tout à fait démocratiquement.

Il faut persévérer pour que se présente contre le F.N une personnalité qui constituera une vraie alternative à l'extrême droite. Le F.N fait peur, mais il ne représente au plus que 30% de notre électorat. Et avec 30%, dans notre pays, et dans toute démocratie, on ne peut être élu. Contrairement aux Etats-Unis où un clown malfaisant et milliardaire a pu être élu, avec plus de 2 millions de voix de moins que son opposante et grâce à un système électoral antédiluvien s'appuyant paradoxalement sur des modalités de vote très modernes, tout à fait susceptibles d'être piratées.

Utopique ? C'est possible, mais le réalisme en politique n'a jamais donné de résultats enthousiasmants. Certes, le gouvernement idéal n'est pas pour demain, mais il n'est plus possible, dans nos si imparfaites démocraties, de gouverner longtemps contre son peuple. C'est déjà cela !

P.S

Il se pourrait aussi qu'à force d'être blackboulé par les électeurs à cause d'Internet les politiques, qui sont loin d'être tout irréprochables, se mettent en tête de réglementer l'accès à Internet.

Compte tenu du degré important de corruption dans notre pays, ce serait même l’hypothèse la plus plausible. Dans ce cas, nous passerons de la démocratie à la dictature.

Et bonjour les dégâts, car nous en reviendrons assurément, un jour ou l'autre, aux vieilles méthodes d'avant d'avant Internet, et même d'avant la démocratie.

Lundi 5 Décembre 2016

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