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« La force du collectif c’est qu’on n’est pas déprimé en même temps » [Geneviève Fontaine]




Après le fondu savoyard, la galette Breton !

Merci au Canard pour cette manchette. (Celle de la semaine dernière n’était pas mal non plus : Bail, bail Gaymard !)



Nous voila donc avec un Thierry d’après la Fronde. Et encore une mauvaise décision de Jacques Chirac.

D’une part, un grand patron à la tête des finances du pays, c’est très choquant. Or, un choc de plus, après l’affaire Gaymard, ce n’est pas très adroit.



Après le fondu savoyard, la galette Breton !
D’autre part, si (encore heureux) M. Breton ne logera pas aux frais de la princesse, il faisait tout de même partie, naguère, de nombre de conseils d’administrations de très grandes sociétés, il était le patron d’une entreprise : France Telecom qu’en qualité de ministre des finances il va devoir surveiller de très près, car c’est quand même une des entreprises françaises les plus endettées. C’est bien pourquoi on l’a privatisée d’ailleurs, sinon on l‘aurait gardée, vous pensez bien. Enfin, il a revendu son portefeuille d’action France Telecom (il n’a plus confiance ?) et toutes ses autres actions sont placées entre les mains d’un courtier indépendant (il a confiance ?)

Ce qui signifie, en clair, que notre nouveau ministre des finances ne tutoiera plus tous les grands patrons de France, qu’il sera impartial avec l’entreprise qu’il vient de diriger, et qu’il ne téléphonera jamais à son courtier pour savoir ce qu’il fait de ses actions. Last but not least, il sera payé six fois moins qu’à France Telecom. Et il est content !

A qui fera-t-on croire cela ? A ceux qui croyaient que M. Gaymard était un pauvre fils de cordonnier ?

Au demeurant, un bon ministre n’est pas un ministre qui connaît du beau monde. Un bon ministre est un ministre qui est respecté, et surtout obéi, par son administration. Les ministres passent, l’administration reste, c’est bien connu. Breton est le sixième ministre des finances en quelques années, et à Bercy ça leur en fait bouger une, sans toucher l’autre.

De plus, un ministre ce n’est pas un « patron » c’est même tout le contraire ! Dîtes « je suis votre nouveau patron » à des fonctionnaires, surtout de Bercy, vous n’allez pas être déçu ! Pour cela le ministre est censé connaître, non pas les arcanes du secteur privé, mais celles, Ô combien plus complexes, de la fonction publique.

Enfin et surtout, un patron du privé dispose en principe de tous les pouvoir, tant que son conseil d’administration lui fait confiance. En l’occurrence M. Breton va s’apercevoir bien vite que le patron de l’économie française ce n’est pas lui, mais un certain Chirac, Jacques, domicilié depuis un temps certain, et impunément, dans un logement de fonction de plusieurs hectares.

Avec un chef pareil, qui veut, obstinément et simultanément, diminuer les impôts tout en augmentant les dépenses, un chef qui est soi disant fin politique mais qui applique imperturbablement, depuis plus de 40 ans, la politique du chien crevé au fil de l’eau, je souhaite bon courage au nouvel impétrant.

Quand à nous, simples français de base, avec une pareille équipe, nous ne sommes pas sortis de l’auberge. Mais au fait, y sommes nous jamais entrés ?

N.D.L.R

Dixit le patron de Free !

"Il est vrai que pour que le pays soit bien géré, il est important de confier les ministères à de bons professionnels : un Serge Dassault à la Défense nationale, le patron de Total pour l'Environnement, le patron d'Aventis pour la Santé publique et Martin Bouygues à l'Equipement.

Lundi 7 Mars 2005

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